L - cice. Il faut achever la séparation, à priii
200 fr.. était immobile ; un poitc l'a- ébauchée, et centraliser davantage; il faii i-sonnifiée dans le dieu Terme. Deiuiis | rendre an suffrace universel ses prérngaliMS
d par suite au j-jeuple l'iinergie, l'activité qui lui manquent.
Tel est le principe ; pour le dénionlrer, pour expliquer le mécanisme social, je' n’ai que faire 'désormais de n le s 1 [ le
suffiront. Ici, comme dans les sciencos jiusitives, la pratique c’est la théorie; roh.scrvatinii exacte du fait est la science mémo.
Depuis bien des siècles, le pouvoir sj:iriiucl a été séparé, suivant la forme reçue, du pouvoir temporel.
J’observe en passant que le principe politique de la séparation des pouvoii’s, ou des fonctions, est le même que le principe écemoraique de la séparalion des indiisiiics, nu division du travail ; par où nous voyons poiiidro déjà l’identité de la constitution politique et de la constitution sociale.
Or, je dis que la séparation des deux pouvoirs, spirituel et temporel, n’a jamais élii complète; par suite que leur eenirali'alion i été toujours insuffisante, nu grand délrimeui de radministration ecclésiastique, eommo di's fidèles.
Il y aurait séparation coni|ilcte, si le jiouvoir temporel, non seulement ne se mêlait en rien de la célél ration des nistration des sacrements, du goiivernenieiil des paroisses, etc.; mais s’il n’intervenait point mm jîlus dans la nomination des évêques. Il v aurait ensuite cenlrnlisation plus graniii', et par conséquent gouvernement plus régulier, gi li' peuple, dans chaque paroisse, avait le droit di' choisir lui-mômo ses curés et suecursalisie-, comme de n’en prendre pas du luni ; si les prêtres, dans chaque diocèse, élisaient leur év('ciue;si rassoniLilée des évêques réglait seule les allaires religieuses, renseigoiemeiU de la théologie, et le culte. Tar celle séparalion. le clergé cesserait d’êire, dans la main du pouvoir politique, un instrument de p\raiinie l’égard du peuple; et par colle appliealioiulii suffrage universel, le gouvernement eerhisiastique, centralisé cirsoi, recevant scs inspirations du peuple, non du gouYcrnement ou d pape, serait en harmonie constante avee h hesoins de la société, et l'état moral et intellectuel des citoyens.
Au lieu de ce système, déinocraliiiüo ei laitionnel, que voyons-nonsf l.e (iouvernemenl . il est vrai, n’intervient pas dans les choses du culte; il n’eiiseigtie pas le faléctiisme; il ii professe pas au séminaire. .Mais il rlioisii h évêques, les évêques choisissenl les curés et succursalistes, et les expédient dans les paroisses, sans la moindre participation du suffrage populaire, souvent même malgré le peuple.
En sorte que l’Eglise et l’Elal, engrenés l’nn dans l’autre, parfois se faisant la guerri'. forment une espèce do ligue offensive et défensive contre la liberté et rinitiative de la i ' gouvernement cumulé, au lieu de servir le pays, pèse sur le pays. Il est inutile que je
LES CONTESSIONS
l'ordré judiciaire ou de la (xdice, recjudrir li fijrc(.‘ puliliquo <ni nom de la loi, non la cumiiiniidi.T ni en disposer. Quant au cas de gueni-, rnrinée ne doit obéissance qu’à la représentation nationale et aux chefs qu'elle lui désigie*.
Les socialistes humanitaires, en parcouiam ces |)ages, demanderont peut-être si je [lein^ que le culte, la justice et la guerre soient d. institutions éternelles, et si c’est parler en réformateur que de prendre tant de soin d.leur organisation'? — .Mais il est clair que tnin ci'i i ne préjuge ahsijluinent rien sur la néi e-. sité et l'esseneialité de ces grandes nianif(.’-l,itions de la iiensée sociale, et que si nous ^o;lloiN iKiUs en rapporter au jugement du pi'iijile, seul cotiipéteiU poiii'juger de rimp(ji'lano et de la durée de ses institutions. nous n’avi.hencore rien de mieux à faire que de les coieiituer, comme je viens de le dire, déinocratiqie ment. La religion et la justice sont de ces cIiomqiie j ai appelées et qu’il n’appai-
tieiit qu'au iienph' de laisser toinlier ou île soutenir : toute autre initiative à leur égard . tu-annie ou corruption. Quant à la giierio pei-soime n'y voit )ilns qu’une néce,ssilé ni.iilieureu.se. à laquelle le progrK delà liherté’ doc infaillililemenl mettre lin. Voulez-vous liât-: de ipielqiies siècles cette abolition? t'.oimiii i cez. en .^éiiaraiU et centralisant les fondionpar désarmer le gouvernement.
Les sijciétés ont éprouvé de tout temps le Isoin de ]iivitéger leur commerce et leur indutrie contre riiiipiirlalion étrangère : le pono' ou la fonction ipii dans chaque pays protège i travail indigène et lui garantit le marché iiair
■le n'entends en nncnne façon jiréjuger i moralité ou l'inimoralité, l’utilité ou fim ité de la douane : je la prends telle cpie nélé me rolVre. et je me borne h l'exaniHi jioint lie VHP delaronstiintiondesiioutoi!
is tard, quand de la rmeslion politique •iale nous passerons à la question pureiiie jiiomiipic, nous chercherons au problème i balance du commerce une solution qui I t propre, nous verrons si la prodnetion ii d'iie peut être iirotégée sans qu'il lui i Lite ni droit ni surveillance, en un mot si
La douane, ])ar cela seul qu’elle existe, c une fonction centralisée : son origine, coinii sou action exclut toute iilée de morcelleunii Mais comment se fait-il que cette fonction, qi est spécialement du ressort des commerçais i industriels, qui devrait ressortir e.ïelusiVein"i de l'autorité des chambres de commerce, encore une déi'iendance de l'Etat ?
La France entretient, pour la protection d son industrie, une armée de plus do ïD.O»
douaniers, tous armés de fusils et de s.iliiicoûtant au pays, chaque année, une somme li ■2ü millions. Cette armée a pour mission, e
D'UN REVOLUTIONNiURE. 67
même temps que de donner la chasse aux contrebandiers, de percevoir, sur les marchandises d’importation et d’exportation, une taxe de 100 à 110 millions.
Or, qui peut mieux savoir que l’industrie elle-même en quoi et de combien elle a besoin d’être protégée, quelle doit-être la compensation à prélever, quels produits méritent primes et encouragcmens? Et quant au service môme de la douane, n’est-il pas évident que c’est aux intéressés à en calculer la dépense, non au pouvoir à s’en faire une source d’émolumens pour ses créatures, comme il se fait du droit uifférentiel un revenu pour scs profusions?
Tant que l’administration des douanes restera aux mains de l’autorité, le système protèctionniste, que Je ne juge pas d’ailleurs en lui-même, sera n&essairement défectueux ; il manquera de sincérité et de Justice: les tarifs imposés par la douane seront une extorsion, et la contrebande, suivant l’expression de rboiio-' râble M. Blanqui, un droit et un devoir.
Outre les ministères des Cultes, de la Justice, de la Guerre, du commerce international ou de la Douane, le Gouvernement en cumule encore d’autres : ce sont le ministère de ['Agriculture et du Commerce, le ministère des ïravauic publics, le ministère de V Instruction publique; c’est enfin, par-dessus tout cela, et pour solder tout cela, le ministère des Finances! ïiolre prétendue séparation des pouvoirs, n’est que le cumul de tous les pouvoirs, notre centralisation qu’une absorption.
Ne vous semble-t-il donc pas que les agriculteurs, déjà tout organises dans leurs communes et leurs comices, pourraient fort bien opérer- leur centralisation et gérer leurs intérêts généraux, sans passer par les mains de l’Etat?
Que les commerçans', fabricans, manufacturiers, industriels de toute espèce, ayant dans les chambres de commerce leurs cadres tout ouverts, pourraient également, sans le secours du Pouvoir, sans attendre leur salut de son bon plaisir, ou leur ruine de son inexpérience, organiser par eux-mêmes, à leurs frais, une administration centrale; débattre leurs affaires en assemblée générale, correspondre avec les autres administrations, prendre toutes décisions utiles, sans aUendre le visa du Président de la République,'et puis, confier l’exécution de leurs volontfe à l’un d’entre eux, élu par ses pairs, et qui serait ministre?
Que les travaux publics, qui tous concernent soit l’agriculture, l’industrie et le commerce, soit les départemens et les communes, devraient être dès lors répartis entre les administrations locales et centrales qu’ils inlércssont, et non plus former, ainsi que l’armée, la douane, la régie, etc., une corporation à part, entière ment placée sous la main de l’Etat, ayant sa hiérarchie, ses privilèges, son minisièro, le
tout afin que l’Etat puisse trafiquer do mines,' de canaux, de chemins de for. Jouer à la Bourse, spéculer sur les actions, passer à des compagnies d’amis des baux do rpiatre-vingt-dix-neuf ans, adjuger les travaux de routes, ponts, ports, digues, percemens, creusemens, écluses, dragages, etc., etc., a une légion d’ciitreprencurs, spéculateurs, ' agioteurs, corrupteurs et concussionnaires , vivant de la fortune publiijue, de l’exploitation des artisans et manouvriers, et dos sottises de l’Etat?
Ne vous seinlile-t-il pas que l’instruction publi([uc serait aussi bien CNivF.nsAi.isÉE, administrée, régentée; les instituteurs, professeurs, recteurs et inspecteurs aussi bien choisis: le système des études aussi parfaitement eii rapport avec les intérêts et les mœurs, si les conseils municipaux et généraux étaient appelés à conférer rinslitution aux niailres, tandis que rUiiiversité n’aurait à leur délivrer que (les diplômes; si, dans rinslruction publique connno dans la carrière inilitairo, les étals de service dans les grades inférieurs étaient exigés |iüur la jiromotion aux supérieurs: si tout gî'and dignitaire de rUniversilé avait dù passer par les fonctions (rinstitutcur primaire cl de maître d’études? Croyez-vous ipio ce régime, parfaitement démocràtique, ferait tort à la discipline des écoles, a la moralité de l’éducation, à la dignité de l’enseignement, à la sécurité des familles?
Et, puisrpic lô nerf de toute administration est l’argent : que le budget est fait jiour le pays, non le ))ays pour le budget ; que l’impôt doit être volé librement, chaque aiiiiéo, par les représenlans du iieuple; cpic c’est là le droit iirimitif, inaliénable, de la nation, aussi bien sous la monarcbicque sous la République: puis(]ue les dépenses, comme les recettes, doivent être consenties par le pays avant d’être ordonnancées par le gouvernement : ne trouvez-vous point que la conséipicnce de eetlc initiative financière, si formellement reconnue aux citoyens par toutes nos constitutions, serait que le ministère des finances, toute cotte organisation fiscale, en un mot, appartint au pays, non au jiriuce; qu’elle relevât direclemenl de ceux qui paient le budget, non de ceux ([ui le mangent: qu’il y aurait infiniment moins d’abus dans la gestion du trésor public, moins do dilapidationmnoins de déficits, si l'Etal n’avait pas plus la disposilion des finances publiques que celle des cultes, de la Justice, de l’armée, (les douanes, des travaux publics, de l’instrucliou publique, etc. ?
■le ne multiplierai pas davantage les exemples. Il est facile, d’après ce qui précède, de continuer la série et do voir la dilfércnco (iii’il y a entre la’coiilralisalion et le cumul, entre la séparation'des fonctions sociales et la séparation do ces deux abstractions que l’on a nommées si ridiculement pouvoir législatif et pouvoir exécutif; enfin, entre 1 a 11 II i et
6' ûmiTernfrnpnt. Ci'ûrf-z-ron>. . nn’avpr parlonioiit ; de rappeler le sens des lois el d'en çe régime vraiment démocratique et unitaire, jirévenir les contradictions: do surveiller, comll n'v aurait pas plus de sévérité dans les dé- me police, leur evécution, et de poursuivre lepenses. plus d'evactitiide dans les 'erviccs, ]ilus infractions : là, di'-je. le gouvernoincntn’est aride resp'jnsabilité pirur les fimciionnnires. plus tre chose que le proviseur de la société, la sende hienveillance de la part des administrations tiiielle du peuple. Ou plutôt le gnuvcrneineni envers les citnveus. et moins de servihsme. n'existe jilus : de r«?i-(7rr/iie est sorti l’ordre. I.ii moins d'esprit de eorps. moins de eoiiilits. en enfin vous avez la liliérté (les citoyens, la vériti' im mot moins de cii'-sonlresf Croyez-vous ipic des institutions, la sincérité du sulVragouniverles rélormes paraîtraient alors si difficiles : que 'ol. Pintésriié de l’administration , l’imparti,il’iiirmeiice de l'autorité corromprait le jurre- liié de la justice, le patriotisme des ba'ionnetie^, ment des citoyens : que la corruption ?ei-viraii la soumission des partis,rimpuissance dos se, - <ie i'ase aux rinrurs. et que. pour être 1-01^ fois tes. la cnnversence de toutes les volontés. Votre
pense, parle, agit comme un homme, et ciii j'récisément parce quelle n’est plus représentée par un h.omme.parce quelle ne reconnaît pluli'autnrité personnelle, parce qu'on elle, comme en tout être organisé et vivant. comme danl'infini de Pascal. le centre est partout, la circonférence nulle part.
I. est a celle enusmulion anti-gouveruemeutale que noii.s conduisent invincilderaenl no- Irailitions démocratiques, uns tendances vévolutiiimiaires. notre liesoiii do centralisation i i do la lilierté cldeFégaliii'.
et le principe purement économique, mais o iinparfaitement apidiqué. de toiite.s nos conslil ] le j’eusse voulu faire COIii-
preiidre. omquel.jups paroles, à l’Assonihlé, .Xssemhlée, impatiente d'' t été capable d'écouter antre chose que des lieux communs; si dans --nii aveugle prévention pour toute idée nouvelh s déloyales aux socialisli-, e leur dire ; Je vous (li'iin
11 faut à .\L\1, de Falloux el MouUaleml.iei
D'üN RÉVOLÜTIONNAIRE.
uiv pouvoir diviu, devaut lequel tout genou fléchisse, toute tété s’incline, toute conscience SC prosterne,'afin que les rois ne soient plusque les gendarmes du pape, vicaire de Dieu sur terre.
II. faut à M. Barrot un pouvoir double, législatif et exécutif, afin que la contradiction soit éieriielle dans le parlement, et que la société n’ait d’autre fin, en cette vie et en l’autre, que d’assister aux représentations constitutionnelies.
■ O race vaniteuse et servile ! qui paies 1,800 millions par an les folies de tes gouvernails et ta propre honte; qui entretiens 500,000 soldats pour mitrailler'tes enfans; qui votes des bastilles à tes maîtres, afin qu’ils te tiennent dans un siège perpétuel ; qui convies les nations à l’indépendance, et qui les abandonnes h leurs tyrans ; qui fais la guerre à tes voisins et.à tes alliés, aujourd’hui pour la vengeance d’un prêtre, hier pour le plaisir d’une courtisane; qui n’as d’estime que pour tes flatteurs, de respect que pour tes parasites, d’amour que pour tes prostitués, de haine que pour tes travailleurs et tes pauvres; race autrefois de héros, maintenant race de tartuffes et de sycoihantes ; si tu es, comme tu dis, nécessaire il a liberté du monde, puisses-tu donc épuiser bientôt la coujie de tes iniquités; ou bien, si tu t’es pour jamais effacée de la carte des nations libres, servir, a force de mis'ore, d’éternel exemple aux parjures et aux lâches !