‹ Les confessions de FréronChapitre 103 sur 189 · L'. l totcc llttijtdhr, lomc \\l, pages Gl et · texte numérisé non relu

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est compté parmi les plus grands artistes, quoiqu'il n'ait peint que des fêtes flamandes. II n'y a point de connaisseur qui ne soit enchanté de ses tableaux, comme il n'y a point d'homme de lettres ni d'amateur qui n'ait vu jouer et qui ne lise même avec plaisir les œuvres de Vadé. Il faut bien qu'elles aient une sorte de mérite réel. Quel est donc ce mérite? C'est que la nature y est rendue avec ces traits et ce coloris qui la font d'abord reconnaître.

Tous ces écrits sublimes, tous ces beaux et grands dictionnaires^ que certaines gens admirent en bâillant, sont à peine lus une seule fois et ne serpnt.,j.amais. réimprimés.

Le bel esprit et la philosophie sont des modes, la nature est de tous les temps et de tous les pays ^

La belle poésie, comme la bonne musique, demande de la variation.

Les vers inégaux paraissent aisés au premier coup d'œil ; mais, les maîtres de l'art conviennent qu'ils .sont le fruit d'une étude consommée et d'un goût sûr. Il est peu d'oreilles assez délicates pour sentir les nuances du rhythme qui peut se varier à l'infini. Il est si difficile de juger même de la versification, que nous voyons tous les jours notre public se tromper surtout au théâtre sur le mérite des vers ^.

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