‹ Les confessions de FréronChapitre 11 sur 189 · Représentée pour la première fois, en · texte numérisé non relu

Représentée pour la première fois, en

2. Poullain de Saint-Foix, né à Rennes, en 1698, nnourut à Paris, le 25 août 1776.

■3. L'abbé Desfontaines était né à Rouen.

plus vif, que clans ma province, les beaux esprits et les écrivains polis sont plus rares que dans la vôtre, où une célèbre université et deux Académies de belleslettres doivent naturellement répandre le goût des sciences et disposer les esprits des jeunes gens aies cultiver'. )>

El plus tard, — en 1749, — il écrivait encore :

« Il n'y a personne qui ne convienne de l'utilité des académies établies en plusieurs villes du royaume, et des prix qui y sont distribués. Ces sociétés littéraires font couler insensiblement dans tous les mem- ])res d'un État le goût des lettres et des arts. Elles adoucissent les mœurs, dégoûtent des plaisirs frivoles et grossiers, excitent l'émulation dans les gens oisifs, et jettent sur l'ignorance un ridicule dont on cherche à se sauver par l'étude.

« La province de Bretagne est peut-être la seule qui soit privée de cet établissement avantageux. Aussi a-t-elle été la dernière à se polir et à figurer sur le Parnasse. Elle est encore, aujourd'hui, la plus stérile en écrivains ; mais par ceux qu'elle a produits, on peut juger qu'il en sortirait un plus grand nombre de son sein, si, dans l'institution d'une académie à Rennes, la jeunesse bretonne trouvait les encouragements si communs ailleurs. Ou pourrait se flatter de voir

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