Opuscules de Fréron, tome 1, pape
revivre les Harduins et les Bougeants. Les Maupertuis, les Saint-Foix, les Duclos, les Trublets et les Lu! Bletteries auraient peut-être, dans leurs compatriotes , des inaitateurs qui marcheraient sur leurs traces glorieuses'. »
Ce fut en travaillant aux diverses feuilles de l'abbé Desfontaines, — notamment aux Observations sur les écrits modernes et aux Jugements sur quelques ouvrages nouveaux, — que Fréron se lia d'amitié avec Crébillon père, Roy, Piron, Louis Racine, Gresset, l'abbé d'Olivet, Fontenelle, Montesquieu, Destouches, Saint-Foix, l'abbé Prévôt, Boissy et tant d'autres littérateurs, dont il appréciait les talents si divers *.
Mais l'homme dont le caractère et les écrits lui étaient le plus sympathiques, c'était l'abbé Desfontaines, à la mémoire duquel il écrivait ces vers, dès les premières pages de ses Opuscules, en 1733 :
« Et toi qui d'une plume à ton repos fatale
Eus le courage de t'armer;
Toi qu'une exécrable cabale.
De tes talents sombre rivale,
Voudrait en tous lieux diffamer :
Moderne Photius*, observateur solide,
1. Lettres si'r quelques écrits de ce temps, 1749, tome I, pages 259 et 260.