‹ Les confessions de FréronChapitre 114 sur 189 · L'Année littémiiT, tuiiic VII, pii^os 176 et l'il · texte numérisé non relu

L'Année littémiiT, tuiiic VII, pii^os 176 et l'il

CRITIQDE LITTERAIRE. 263

sion, où tout bourgeois croyait être un Romain parce qu'il criait au Mazarin. Il y avait dans le sang français un levain séditieux ; le cardinal de Retz avait donné le ton républicain. La nation vint-elle à se calmer, ti rentrer dans son devoir; elle s'adoucit, l'esprit de société s'attacha à la galanterie. Racine parut qui fit valoir cette heureuse faiblesse ; il parla avec grâce, avec élégance; il prêta tous les charmes de sa plume à l'amour; il n'est donc pas étonnant qu'il semblât surpasser Corneille.

Les jeunes gens élevés dans une mollesse que n'avaient pas connue leurs pères, goûtèrent davantage le premier; l'autre les effarouchant avec sa rudesse romaine; une Sophonisbe, une Piilchérie ne parlaient pas tendresse comme Monime, Athalie, etc. L'amour enfin devint la passion favorite des Français, et elle sera toujours bien reçue sur nos théâtres quand Melpomène l'armera de son poignarda

L'étude de la langue nationale occupait d'abord la jeunesse chez les Grecs et chez les Romains; il est bien singulier que le peuple qui le> imite avec le plus de succès dans les sciences, dans les lettres et dans les arts, que les Français négligent cette partie fondamentale d'une éducation soignée. N'est-il pas surprenant que dans une ville comme Paris, où il y a des chaires

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