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264 LES CONFESSIONS DE FRÉllON.
de professeurs pour le cophte et l'arabe, il n'y en ait point pour la langue française^
La liction est un voile dont les sages de tous les temps ont enveloppé des matières importantes. La crainte de la persécution les a souvent engagés à déguiser ainsi leurs pensées. Plus souvent, leur dessein a été d'irritei" la curiosité du lecteur et d'exercer utilement son esprit. On a vu quelquefois aussi des écrivains n'employer la fiction que pour donner un air neuf à des choses comnjunes^.
?^ous sommes très-délicats sur le choix des allusions. C'est peut-être un des grands défauts de l'esprit de notre langue, et ce défaut, nous le devons à l'abus de la société ^
Je ne blâme pas qu'on mette sous nos yeux le tableau des misères humaines; tout ce qui peut contribuer à nous attendrir, à nous rendre à cette nature dont tout nous éloigne, tout cela, dis-je, doit être intéressant et cher à tout esprit raisonnable, à tout cœur sensible.