‹ Les confessions de FréronChapitre 118 sur 189 · L'A7iniie littéraire, tome VIII, pages 139 et · texte numérisé non relu

L'A7iniie littéraire, tome VIII, pages 139 et

2. IIjkI., 1702, tome I, pages 276 et 277. •i. IhiiL, llCri, tome I, page 317.

nous montrer la nature, et aujourd'hui nous la rendons méconnaissable en rétoufïaut sous la parure de l'art'.

Corneille est peut-être le peintre le plus fidèle qui nous ait présenté des tableaux de l'esprit et du caractère romain. On voit que ce grand homme a changé de pinceaux avec les âges de la puissance romaine; assurément il ne peint point Auguste sous les couleurs d'Othon ou de Sertorius'.

C'est le privilège de la grande poésie d"animer les objets les plus matériels. Les prophètes, les premiers de tous les poètes, personnifient les portes de Sion, les chemins de Jérusalem; ils leur prêtent des sentiments de douleur, de joie, de vengeance.

Un grand poëte est un dieu qui secoue le flambeau delà vie sur tout ce qui l'environne; il est ennemi du repos et de la matière; il lance partout le mouvement, l'âme, ce feu moteur, le principe de l'existence \

Dégoûtés depuis quelque temps de notre littérature, nous nous rejetons avec avidité sur les productions

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