IhicL, tome IV, page
On sait bien qu'ils resteront en deçà du point de perfection qu'on leur présente; mais les efforts qu'ils font pour y parvenir ne sont point perdus. S'ils n'arrivent pas au sommet, ils ne tombent pas non plus dans le précipice^
Louer avec feu est presque toujours une marque certaine de la médiocrité d'esprit. Chacun loue ou censure à proportion de ce qu'il croit voir et ne voit pas dans les objets; de là cette vivacité, celte chaleur, cet enthousiasme, ce délire dans certains esprits. Ils sont transportés d'admiration oîi d'autres se contentent d'applaudir, d'approuver et souvent de ne pas blâmer. Tout est géant aux yeux d'un nain-.
Un seul précepte de goût porte bien plus de lumières dans l'esprit qu'un vaste chaos de remarques et de citations'.
La correction nuit souvent à la chaleur, et des vers assez bien faits ne sont pas toujours de beaux vers *.
1. Lcltrrs sur (/nchjnrs écrits de ce temps, tome IV, page 210.