‹ Les confessions de FréronChapitre 3 sur 189 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

du dix-neuvième, c'est le besoin qu'ils éprouvent de continuer la tradition de l'erreur, du mensonge et du sophisme, qui leur est si chère; mais les catholiques, eux, ne connaissent rien de ce passé, qu'ils ont jusqu'ici trop négligé d'étudier; et cependant nous sommes les fils du dix- huitième siècle autant que ceux du moyen âge.

Or, nous ne possédons si bien le sens intime du moyen âge, que parce que, — non contents d'étudier son histoire, — nous avons pénétré dans les secrets et jusqu'aux entrailles mêmes de ses institutions, de son art, de sa littérature et de sa science.

Il y aurait à faire, — sur la manière dont on doit étudier le dix-huitième siècle, — ce qu'un érudit de notre temps a pratiqué avec tant de sagacité pour le moyen âge. A défaut d'hommes comme les Guérard, les Paulin Paris et tant d'autres investigateurs de nos antiquités, nous avons, pour le siècle dernier, mieux encore, les contemporains mêmes, Fréron en tête, — pour ne parler que des critiques. Au lieu de procéder, commepourles époques lointaines, par voie d'induction, il nous est ici donné de marcher de certitude en certitude, d'affirmation en affirmation.

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