‹ Les confessions de FréronChapitre 41 sur 189 · A>i)ii;o liffi'rnirr, n'tH, tomo II. pagos "^0 et il · texte numérisé non relu

A>i)ii;o liffi'rnirr, n'tH, tomo II. pagos "^0 et il

qui s'étend sur leur postérité, l'amitié particulière qui m'unissait avec M. de La Fontaine, l'estime véritable que son esprit et ses connaissances m'avaient inspirée , m'imposaient le devoir d'honorer dans ces feuilles sa mémoire *. »

Après ce court préambule venait la biographie du petiW fils de La Fontaine, écrite par sa sœur même et adressée,! le 12 t'évi'ier 1758, à l'auteur de l'Année /tï^eraiVe *. j

A la nouvelle de l'adoption d"un petit-fils de La Fontaine par Fréron, Voltaire — bassement jaloux d'un trait glorieux dont il n'avait pas eu l'initiative, — chercha de son côté à protéger quelque rejeton oublié du grand Corneille, et en ITiiO (deux ans seulement après Fréron;, il fit tout le bruit possible des bienfaits dont il annonçait vouloir combler une petite nièce de l'auteur du Cid. Au même moment, il repoussait le propre neveu de Corneille, qui trouva un noble accueil auprès des comédiens français; le 10 mars j 1760, ils jouèrent Rodogune à son profit.

C'était encore Fréron qui s'était chargé de produire ce descendant de Corneille; sur la recommandation de Titon du Tillet, auquel son âge et ses infirmités ne permettaient pas de faire des démarches actives, il s'ingénia à imaginer quelque moyen de lui être utile. — i

« 11 me vint dans l'esprit de solliciter pour lui Une représentation d'une des pièces de son oncle ; j'en parlai d'abord à deux ou trois comédiens qui goûtèrent ma proposition; je menai M. Corneille chez des personnes du premier rang et les plus

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