‹ Les confessions de FréronChapitre 52 sur 189 · L\4w?J>V Utfih'nire, 1771, tome T, pafrAsdà · texte numérisé non relu

L\4w?J>V Utfih'nire, 1771, tome T, pafrAsdà

miers jours de Tannée 1776, les philosophes, poussés par Voltaire, avaient enfin obtenu du garde des sceaux (Miromesnil) la suspension du privilège de l'Année littéraire. Fréron avait une attaque de goutte au moment où on lui annonça cette nouvelle : la goutte remonta et l'étoufFa, le 10 mars 1776 '. On rapporte qu'il dit en mourant : « Ma mort est un malheur particulier qui ne doit détourner personne de la défense de la monarchie; le salut de tous est attaché au sien. »

Paroles qui résument tout Fréron et la raison de ses luttes incessantes de critique; paroles prophétiques dont quatorze ans plus tard la réalisation trouvait, à l'honneur de sa mémoire, Y Année littéraire debout et toujours fidèle aux principes immuables que son fondateur avait si vaillamment défendus pendant près de quarante ans.

Au bas du portrait de Fréron, dessiné par le célèbre Ch. Cochin en 1770 et gravé par Hubert, on lit ces quatre vers qui peignent bien le caractère du critique et rappellent dignement les services qu'il a rendus au goût et aux saines doctrines :

Du mauvais goût censeur inexorable,

De l'ignorance^ il dédaigne les cris :

Sa plume, aux Écrivains, l'a rendu redoutable.

Et son cœur, cher à ses amis.

Un contemporain de Voltaire et de Fréron a tracé ce tableau assez vif et toujours vrai de la lutte engagée entre le critique et le sophiste :

« Comme chez certains peuples de l'Orient, il y avait un

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