‹ Les confessions de FréronChapitre 61 sur 189 · Ibid., 17(iO, tome V, page · texte numérisé non relu

Ibid., 17(iO, tome V, page

Le luxe est une matière que tous nos écrivains nous ont représentée sous vingt faces différentes', et il est arrivé ce qui suit ordinairement toutes les définitions. On n'a jamais su nous dire au juste ce qu'était le luxe et quels remèdes sûrs il fallait employer pour corriger ce vice dominant des États qui sont parvenus à leur degré de gloire et de puissance'.

Le peuple ne doit pas être chargé de chaînes de fer; mais, il lui faut des liens revêtus de tout ce qui peut les faire aimer et révérer h. la fois. Les monarchies ressemblent à un lac qui est toujours tranquille, les républiques à ces mers oh. quelques beaux jours de calme sont oubliés par des orages qui se succèdent et changent à chaque instant la face de cet élément ^

On nous a toujours représenté le despotisme sous les traits odieux de la tyrannie. En effet, selon les idées reçues, c'est, de tous les gouvernements, le plus contraire à la liberté.

Quand, sous le règne d'un seul, les lois cessent de se faire entendre; quand, au lieu de consulter l'utilité

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