‹ Les confessions de FréronChapitre 62 sur 189 · Ibid., tome VII, page · texte numérisé non relu

Ibid., tome VII, page

I8i LES CONFESSIONS DE FRÉRON.

commune, le prince ne suit dans ses actions que son intérêt propre; quand il dispose, à son gré et selon ses caprices, de nos biens et de nos vies, nous l'appelons un despote ou un tyran. Mais si nous y prenons garde, le gouvernement d'un tel prince est un abus du despotisme; car, le despolismeen lui-même n'est autre chose que le pouvoir absolu d'un seul, et tout monarque, h la rigueur, est despote : la seule différence que l'on remarque entre eux, c'est que le premier règne avec les lois, et que le second rogne sans elles.

Il faut donc distinguer le despotisme de la tyrannie. Ces deux sortes de pouvoirs se touchent; voilà sans doute la raison pour laquelle on leur donne quelquefois le même nom, et que l'on attache à ce nom les mêmes idées ^

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