‹ Les confessions de FréronChapitre 68 sur 189 · Jeaii-.)acqucs Rousseau · texte numérisé non relu

Jeaii-.)acqucs Rousseau

sans doute, était en vogue dans quelquespays voisins ; . . , que les rois eux-mêmes mirent l'affaire en délibération, et obligèrent Timothée à se conformer au goût na-

tionaP.

C"est un malheur attaché aux allégories, qu'un auteur se prêle à tout ce qu'elles peuvent fournir, et qu'il les épuise, au risque de harsarder des choses qui pèchent contre le bon goût, et qui ne coûtent rien à trouver^.

Certainement la Poésie a de grands avantages; mais, doit-on la regarder comme le plus difficile de tous les arts qui se proposent pour objet l'imitation de la nature? Ne fuLit-il pas un esprit supérieur, une étude profonde, des travaux soutenus, du génie enfin, pour exceller dans la Musique et dans la Peinture? La Poésie ne doit point affecter la prééminence; ce serait une usurpation. Les autres arts ne sont point ses sujets; ils sont assis sur le même trône ^.

On distingue deux sortes de vrai dans l'imitation de

1. Lettres sur quelques écrits de ce temps, tome XII, pages 321 à 326.

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