‹ Les confessions de FréronChapitre 69 sur 189 · Itnd., tome XIII, pages 217 et · texte numérisé non relu

Itnd., tome XIII, pages 217 et

la nature : le vrai simple et le vrai idéal. Le premier n'est que la nature elle-même représentée; l'autre est l'embellissement que l'art lui donne : il doit la peindre aussi parfaite que l'esprit sait la concevoir^

La mélodie est à la musique ce que les pensées sont au discours^.

L'harmonie, en elle-même, n'est rien, si elle ne concourt à l'effet. C'est la couleur qui donne l'âme au dessin, ou qui le gâte, si elle est mal employée^.

Une tragédie, une comédie n'en est sans doute que meilleure, lorsque le dénoûment n'est pas prévu et qu'il sort de l'action. Mais, ce n'est pas un si grand défaut qu'il soit prévu. Car, ce n'est pas tant le dénoûment qui fait plaisir au spectateur que les moyens qu'on emploie pour y parvenir. C'est à ces moyens qu'il faut s'attacher; c'est là l'essentiel et le diflicile de l'art dramatique.

Point de tragédie ni de comédie sans action.

Le dénoûment n'est que la cessation de l'action; et c'est peut-être par cette raison, que Molière, qui con-

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