Ihiil.. 1760, tome V, page
tes les religions qui est la base sur laquelle est assis l'édifice de toute lésislation^
On ne saurait trop applaudir au zèle de ces écrivains qui s'arment, en quelque sorte, du bouclier sacré pour combattre le fantôme de l'incrédulité, qui de nos jours s'agrandit, se fortifie, et bientôt dominera sous le nom spécieux de philosophie. Peut-on faire un emploi plus noble et plus utile de ses talents que de les tourner du côté de la défense de la vérité^
Combien d'efforts n'a pas tentés, dans tous les temps, la curiosité humaine pour ravir à l'Être Suprême des secrets qu'il nous cache?
Je vous le demande; depuis qu'on pense, qu'on raisonne, qu'on écrit, connaît-on mieux nôtre être, le mécanisme interne des différents corps, la nature des fossiles qui sont sous nos pieds, celle des globes lumineux qui roulent sur nos tètes? Tout est autour de nous dans une action perpétuelle. Nous voyons des mouvements, des mutations, des formes, de temps en temps même, des phénomènes qui paraissent opposés au cours ordinaire des choses; mais le ressort qui fait jouer cette grande machine est invisible, pour nous, et le plus