‹ Les confessions de FréronChapitre 84 sur 189 · Ibid., tome 11, page · texte numérisé non relu

Ibid., tome 11, page

Il est un axiome universel qui paraît également applicable au physique et au moral; c'est que tous nos mouvements, toutes nos actions sont naturellement déterminés par la crainte de la douleur et l'amour du bien-être ou du plaisir.

Tous les hommes, par des routes différentes, cherchent le bonheur qui les fuit, parce que, s'en étant fait des idées peu justes, ils emploient des idées peu propres pour l'obtenir; il faut donc leur montrer la véritable route de ce bonheur qui se laisse saisir par si peu de mains.

Être heureux, c'est avoir le sentiment le plus complet et le plus favorable de son existence.

Pour éprouver des sensations, il faut jouir ou désirer. On ne peut pas toujours jouir; on est donc réduit la plus grande partie de la vie ti désirer; ce sont les désirs qu'il faut réglera

S'il y a une preuve physique en faveur de l'Ame immortelle, c'est ce désir sans cesse renaissant qui nous consume, qui nous dévore, qui n'est jamais rassasié; nous parcourrions l'univers, nous le remplirions de tous nos sens, que nous étendrions encore nos mains dans l'espace, si je puis parler ainsi ^

La plupart des hommes prennent souvent le masque

Page 1