‹ Les confessions de FréronChapitre 85 sur 189 · lùid., pages 291 et · texte numérisé non relu

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de l'amitié pour elle ; c'est un rôle à jouer que celui d'ami tendre, même jusqu'à l'excès. Peu de cœurs savent s'interroger. Que l'on détache de l'amitié tous les motifs qui lui sont étrangers, tels que le besoin, l'habitude, la reconnaissance, l'amour-proprc, la vanité, les liaisons d'intérêts de toute espèce, elle se réduira à un sentiment bien faible.

Les bienséances procurent des avantages particuliers à ceux qui les remplissent, et le vrai philosophe se fait un devoir de s'y soumettre.

Il fallait, pour le bien de la société, entretenir l'harmonie dans le corps politique, engager les hommes à avoir les uns pour les autres des manières agréables et polies, leur interdire des dehors capables de faire connaître des passions humiliantes qui les auraient rendus les objets d'un mépris réciproque. C'est ce qui a produit les bienséances; elles soutiennent la vertu, elles limitent, si l'on peut le dire, l'insolence et la prospérité du vice.

Ce n'est point en invectivant contre les hommes qu'on peut les rappeler à la sagesse; c'est en mettant en usage une indulgence adroite ; car, l'adresse est nécessaire partout.

Le respect humain serties bonnes mœurs^

La voix de nos désirs est celle de nos besoins. Le

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