IS.inndc /ith'mire, 1"'>1, tome III, pages 16 et
— Quel chef-d'œuvre produirai-je aujourd'hui ? Ferai- je une tragédie, une comédie, une histoire, un roman? Ma tragédie n'a pas été mal reçue; ma comédie aura du succès; mon histoire est sous presse; amusonsnous à un roman.
On prend ia plume, on cherche d'abord un titre; ensuite on écrit un chapitre qui est bientôt rempli, sans penser à ce qu'on mettra dans les suivants, sans se mettre en peine s'ils répondront les uns aux autres, et si le tout répondra au titre.
De là tant de brillantes imaginations, tant de .force et de vérité dans les caractères, tant de suite dans les raisonnements, tant d'esprit dans les détails, tant de nerf et d'agrément dans le style, tant de pureté dans le langage.
0 siècle fortuné, où l'adolescence a toutes les qualités de l'âge mûr, où les disciples sont en état d'enseigner, où les novices sont profès I Temps heureux qui rappelle les charmantes Saturnales de l'ancienne Rome, où les esclaves étaient les maîtres ' !
La fureur de l'épigramme absorbe tout dans ce siècle : c'est le règne des détails et des tirades. Il faut qu'une pièce de théâtre soit un feu d'artifice continuel. A peine veut-on souffrir l'exposition. Les acteurs, dès le début, doivent faire assaut d'esprit. Par ce moyen, les événe-