‹ Les confessions de FréronChapitre 96 sur 189 · l.'AitiKJe littéraire, pages 218 et 21i · texte numérisé non relu

l.'AitiKJe littéraire, pages 218 et 21i

La comédie n'est autre chose qu'une aventure principale traversée par des événements contraires et vraisemblables; c'est la diversité et l'opposition de ces événements qui sert h. faire sortir les caractères et h répandre du plaisant dans la pièce.

Mais, pour parvenir à mettre les caractères en jeu, il faut plus que de l'esprit.

Ge n'est pas en cousant tant bien que mal des paquets de vers faits en différents temps que l'on forme un ensemble. Ce n'est point en copiant servilement les expressions passagères du jour que l'on fait un ouvrage solide et durable ^

A qui doit-on avoir le plus d'obligation, ou à un auteur superficiel qui nous donne souvent ses rêveries et celles des autres sous le titre d'Histoires, de Mémoires, d'Anecdotes, etc, ou à un traducteur fidèle et intelligent qui enrichit notre langue des morceaux les plus précieux en ce genre, publiés chez les étrangers ?

Sans résoudre cette question, que je vous laisse à décider, j'observerai seulement qu'il n'est pas toujours plus mal aisé de faire un livre dans le goût de ceux d'aujourd'hui, que de bien traduire un ouvrage instructif et intéressant.

Est-ce en effet une chose si difficile que de transcrire tout ce qu'on trouve dans des livres connus ou dans

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