CO LES CONFESSIONS
H fallait, en vérité, qu'il fût bien nul, pour accepter la position qu'on lui avait faite.
Nous eûmes naturellement la lecture de la Pucelle, au moins de cinq ou six chants, et cela en présence de Tabbé de Breteuil, qui en prit fort bien son parti. Je ne veux pas m'amuser à un jugement littéraire sur ce poème, que tout le monde sait comme moi. Voltaire le lisait à qui voulait l'entendre; il en courait des copies, et puis il se mettait en fureur de ce que Ton en parlait. Il avait cela de particulier qu'il accusait les autres de ses fautes.
RIadame du Châtelet n'était pas toujours délicate sur les moyens de s'instruire des choses. Ainsi, à Cirey, on ne payait pas de ports de lettres, cela est vrai, mais on n'était pas trcs-sîir qu'elles ne fussent point décachetées. La pauvre madame de Grafligny l'apprit à ses dépens: on ouvrit sa correspondance avec un de ses amis, ^[. Dcvaux, secrétaire du roi Stanislas, à Lunéville, et Ton y vit quelques railleries sur la dame, sur ses grands airs ; on y vit quelques critiques des petitesses du grand homme, et on lui fit une scène terrible, on la tourmenta d'une façon abominable; elle eut à répondre aux accusations les plus calomnieuses; elle fut traitée d'espion et mille gentillesses de ce genre.
Elle avait, prélendait-on, donné des copies de la Pu--
DE LA MARQUISE (Jt
celle \ ce qui était faux, par la meilleure de toutes les raisons, c'est qu'elle n'en avait pas de copie. On avait imaginé ce mensonge, en lisant et en interprétant mal une phrase de M. De vaux, par rapport à ce poëme.. Madame du Châtelet fit tout doucement à madame de Graffigny une scène deharangère, qui alla presque aux coups de poing, en lui mettant la lettre sous le nez,^ sans se cacher le moins du monde de l'avoir ouverte ; ce qui n'est pourtant pas une belle action ! Elle était d'une violence déplorable, et Voltaire tout autant qu'elle; au total, ils se rendaient mutuellement malheureux, mais elle était bien plus méchaiHe que lui. Il n'éclatait qu'après avoir été talonné pendant des siècles; alors, par exemple, il ne ménageait rien.
Ceci me rappelle une scène dont je fus témoin chez madame de Luxembourg, et que je n'ai jamais oubliée.
Madame du Châtelet passait, et avec raison, pour être fort incapable en poésie; les esprits sérieux d'ordinaire ne s'en piquent point. Mais elle voulait tout savoir et tout embrasser. Elle fit ou fit faire, je ne sais, les vers suivants pour la fille de la maréchale, et les. lui débita à souper :
Pour TOUS chanter, aimab!e Madelon, Je n'ai pas besoin de leçon; Mais, sans faire tort aux apôtres, Tous les jours où je vous vois
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Sont des Jours de fête pour moi.
Qui me font oublier les autres.
On applaudit fort. Voltaire n'était pas là; depuis quelques jours, ils se chamaillaient. Lorsqu'il arriva, on était à table; il en fut de plus mauvaise humeur encore.
Emilie lui montra les vers, il les lut, et lui dit en les lui rendant :
— Ils ne sont pas de vous.
Ils n'étaient cependant pas si divins, qu'elle ne pût les avoir faits, à la rigueur.
Elle s'emporta et lui répliqua je ne sais quelle grosse sottise, dont il se trouva offensé.
— Vous eussiez dû au moins les faire faire meilleurs, car on m'accusera d'être votre teinturier, et je ne puis accepter une telle platitude.
Riposte de la belle^ plus furieuse encore ; querelle, menaces, emportement; elle le blesse au vif, il prend un couteau qu'il brandit comme les héros de ses tragédies, et, se tournant vers elle :
— Ne me regarde donc pas tant, s'écria-t-il, avec tes : yeux hagards et louches I . . .
l Et nous étions là et nous entendions tout, et nous j assistions à cette scène! Une femme et un homme de ce mérite peuvent-ils s'oublier jusqu'à ce point 1 Au total, leur vie était un enfer; ce paradis terres-
tre de Cirey , sur lequel on écrivait des merveilles, était peuplé de diables et de tourments. Si elle n'était point morte, je ne sais comment cela aurait fini. Aussi Voltaire, passé le premier moment, ne la regretta qu'en paroles. Il était facile de voir, dans ses larmes, la joie d'être libre sans avoir lait les frais d'une rupture, et l'amour-propre blessé à cause de Saint-Lambert, auquel il ne pardonnait point, tout en lui faisant des grâces et en l'appelant son très-aimable Tihulle. Voltaire était bon, excellent; mais il avait son orgueil : en le touchant, on était sûr d'atteindre jusqu'à son cœur, et de le paralyser souvent. De là ses petitesses, si indignes de lui, contre les mirmidons qui l'attaquaient.
Pendant mon séjour à Cirey, je vis commencer la connaissance de ce cher Saint-Lambert, alors à Lunéville, près du roi Stanislas et grand ami de la pauvre Graffigny, avec laquelle il était en correspondance. Il désirait venir; Voltaire ne demandait pas mieux que de la recevoir; la belle Emilie hésitait : elle avait peur des importuns et fuyait la compagnie. Il fallut lui promettre qu'il resterait dans sa chambre, comme nous, et ne la dérangerait pas dans ses travaux. Il vint, en effet, j'étais déjà partie ; il ne vint que trop tôt, pour son malheur, et ils ne se quittèrent plus.
Elle avait écrit dans son jardin, ces vers, dont je ne
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çn.rasti5 pa.": la parSûte aalheneite, i Teadroit delà sî« gnatare :
Da repos, me dnnce écnde, P«u de hmsy poiat d'enniifeiix, Ca ami dans U solitade, VQÎià mon sort; il est heurcox!
Je m'en serais bien gardée, foxa mon compte, de cet heureux sort-là, après que je l'eus examiné de près.
On ne joua point la comédie, M. de Breteuii s'étant avisé, un peu tard peut-être, qn'on en causerait dans le monde. On nous montra les marionnettes, oà Polichinelle et sa femme triomphèrent, et où Voltaire s'amusa comme un enfant. Il répétait sans cesse, riant aux larmes :
— Celle pièce est excellente, je voudrais l'avoir faite.
Le théâtre était assez petit et moins joli que le reste du château arrangé pour eux. La décoration représentait un palais, avec des colonnes et des orangers entre cliacune d'elles. Le fond était une loge garnie en velours, et le balcon pour s'appuyer était en velours aussi. Cela n'était point beau; cependant on y pouvait jouer autre chose que les marionnettes; la preuve, c'est qu'après le départ de l'abbé de Breteuii, on y joua Zdirey r Enfant prodigue et V Esprit de contradiction , à ce que j'ai appris; je n'y étais plus.
Madame de GrafiBgny y fut dans le dernier degré do la douleur. Sa séparation d'avec son mari lui avait ôté toutes ses ressources, de sorte qu'elle était là sans argent, et ne savait où aller. Il lui fallut donc supporter les injures, les indélicatesses de la belle Emilie, laquelle n'ignorait pas cette situation et n'en était que plus barbare.
Pour l'achever, la pauvre créature reçut, à Circy même, de son amant, Desmarets, l'assurance qu'il ne l'aimait plus, qu'il ne voulait plus vivre avec elle et qu'elle ne pouvait plus compter sur lui. J'ai appris tout cela, depuis, à Paris, où je la retrouvai, et où elle parvint, après toutes ses douleurs, à occuper un cerlain nom dans les lettres, lorsqu'elle eut publié les Lettres péruviennes. C'est un ouvrage remarquable par la passion qu'elle a peinte et par la façon dont il est écrit. On voit, en le lisant, que Tauteur a aimé et souffert.
Voltaire, je ne saurais trop le répéter, avait un excellent cœur; il n'eut que des travers d'esprit et de vanité. Il a donné mille preuves de cette bonté parfaite ; en voici une de plus :
iDes savants avaient fait, par l'ordre du roi et à ses
frais, un voyage en Laponie. Le secrétaire de M. Clai-
rault, l'un d'eux, eut le courage de devenir amoureux
d'une Lapone et de lui promettre le mariage. Comme
CI Li:? CONFESSIONS
fie ju-'o, il oub:::i de tenir celte promesso, etsesaava bien vite, trrp satisfait de ce qu'il avait obtenu. Oaest tei::icc aupros du pôle, à ce qu'il paraît, et la demoîs'^Vc arriva à Paris avec sa sœur, pour réclamer la promcîLC faussée. Mais, de son côté, l'épouseur tenait bon, il ref-Tsait obstinément, et refusa si bien, qu'il fallut y renoncer.
On tacha alors de compléter aux deux sœurs une petite somme et de les faire entrer dans un couvent, comme fiche do consolation. Voltaire ne l'entendait pas r.insi ; il ?o nit en quête, il donna, il fit donner, et, â force de [: inc3, il obtint, pour les malheureuses, une manière de dot qui leur permit de retourner chez elles et de s'y maiier; ce qui leur parut sans doute une consolation plus efiîcace que le couvent. Comme madame du Chà-e'tt discutait cette question avec lui et exaltait îe cloître aux dépens du mariage :
— Je voudrais bien vous y voir, dit-il.
— Eh ! monsieur, suis- donc tant payée pour exalter rhyménée? Vous oubliez M. du Châtelet.
— Ingrate! lui répondit-ii avec un de ces tons partien 1: ers qu'il savait prendre et qui disaient tout à la fois.
J'étais là, à Cirey, lorsque arriva cette histoire des Lapones et cette discussion. Nous lisions le Temple de Gnidc^ je m'en souviens; à propos de quoi je lui dis i
— rahî c'est l'apocalypse de la galanterie,
M. de Montesquieu apprit le mot et m'en voulut fort, jusqu'à ce que nous nous fussions expliqués.
Madame du Châtelet avait une très-belle voix ; elle chantait mal, parce qu'elle chantait avec prétention et faisait des yeux en l'air qui ne l'embellissaient pas. Au total, c'était une femme sérieusement douée par la nature, mais pas agréablement. Elle fit du bien à Voltaire, en ce sens qu'il prit chez elle et avec elle des idées et des façons qui n'étaient point celles des autres philosophes. 11 y perdit des manières bourgeoises et des petitesses de société, sans y perdre, bien au contraire, les petitesses de son esprit.
Je quittai Oirey, ayant vu de près cet intérieur, et médiocrement charmée de ce que j'avais vu. Je n'aurais pas voulu vivre là. Je ne comprenais pas madame du Châtelet d'avoir pris un parti semblable et de le soutenir si mal. A sa place, affichant ainsi cette liaison avec Voltaire, j'aurais regardé la chose de plus haut et j'aurais voulu le traiter d'une autre façon. Devenir une mégère pour son amant, en pareil cas surtout, c'est agir peu spirituellement.^ On le rend malheureux et Ton est plus malheureuse que lui encore. C'est un malheur qu'on peut chérir peut-être, mais il n'en est que plus positif : on le sent mieux, parce qu'on aime.
J'avais pour Voltaire une admiratiou très-réelle et une véritable affection. Il avait de la légèreté en tout; mais son amitié était solide ; à la place de d'Alembert, il ne m'eût pas abandonnée, comme l'avait fait celui-ci, dans le temps de l'histoire de sa demoiselle. Le voilà seul maintenant, comme un bibou, dans son coin du Louvre^ tandis que, s'il me fût resté, ma maison eût été la sienne jusqu'à sa mort. On ne l'a pas voulu.
J'arrive au moment de ma connaissance avec M. Walpole. Il est une circonstance sur laquelle je glisse et dont je ne parlerai que fort peu, bien qu'elle soit pour moi capitale, c'est ma cécité. J'en ai pris mon parti, mais je n'aime pas à me rappeler le temps où je ne l'avais pas pris encore ; c'est une douleur que je m'épargne ; il m'en reste assez d'autres sans cela. En jetant un regard sur ma vie, j'y vois beaucoup de malheurs et de chagrins, des fautes que je ne nie pas, des affections brisées par la mort ou par l'oubli.
Ainsi de mes deux amies :
Madame de Flamarens, la plus parfaite créature que j'aie connue, est mortel
DE LA MARQUISE Cî)
Madame de Rochefort, qui n'était pas tout à fait cela, vit encore; elle m'a délaissée, et il a fallu m'en consoler; elle m'a plus qu'abandonnée, elle m*a trahie, et dans quelles circonstances 1
L'homme que j'ai le plus aimé fut d'abord Larnage; il ne me fut- rien que ce que j'ai dit, et je finis par cesser de le voir, bien qu'il m'eût conservé le même sentiment et qu'il m'écrivit quelquefois, il était sauvage à un point extrême, un peu fou même, je vous l'assure ; il avait pris au sérieux sa position de fils naturel d'un prince légitimé, et demandait sans cesse pourquoi on ne le légitimerait pas comme son père. Il en fit et en dit tant, qu'on le bannit de Sceaux ; il ennuya madame du Maine, ce qui était pour elle un crime de lèse-majesté. M. du Maine lui conserva une pension tant qu'il vécut, et il mourut peu de temps après le prince. Je reçus, avec une lettre de lui contenant ses dernières volontés, une fort belle bague qui venait de son auguste père , lequel la tenait de Louis XIV ou de madame de Maintenon. Je l'ai encore et je la porte toujours; je la lègue par testament à M. Walpole.
J'ai parlé de Larnage, et ce n'est pas de lui qu'il s'agissait d'abord dans ma pensée, c'est de Formont. On se rappelle comment nous fîmes connaissance ensemble dans les bois de Ville-d'Avray. Je fus très-
longtemps sans le revoir, et, un beau jour, Voltaire me le ramena. Il m'avait plu, j'en parlais souvent ; il se souvenait de moi aussi; j'étais libre et inoccupée, je m'ennuyais...
Dès le premier jour, il s'établit en galanterie, je ne le repoussai point; il me plaisait, je le répète, et c'étr.it beaucoup.
Je ne sais si tout le monde me ressemble, mais j'éprouve souvent une singulière chose,
n est des gens qui me plaisent et que je n^aime point; ma raison me dit de ne les pas aimer, qu'ils ne le méritent pas, qu'ils ne valent pas un sentiment, et pourtant je les recherche; lorsqu'ils sont présents, je suis contente, ils me charment, comme les serpents ; j'éprouve même quelque chose qui ressemble à de Taffection ; leur esprit ou leur conversation me fait oublier leur caractère, et, quand ils sont partis, je m'en veux de cette faiblesse, je maudis ce souvenir, qui me devient importun, jusqu'à ce que je les revoie de nouveau et que j'y sois encore reprisé.
Il est d'autres personnes, au contraire, dont je connais les excellentes qualités, qui sont parfaites, qui me donnent chaque jour des preuves de dévouement, et que j'aime, à ce que je crois, du moins; je les aime avec mon raisonnement, avec ma réflexion, sinon avea
mon cœur. Pourtant il y a dans leur voix, clans leurs gestes, dans leur visage (quand je n'étais pas aveugle), dans leur esprit surtout, quelque chose qui me repousse, qui m'est désagréable, EnOn je les aime beaucoup quand je ne les vois pas ; c'est tout à fait Toppocé des autres.
Je dis quelquefois à madame de Choiseul ;
— Vous savez que vous m'aimez, mais vous ne lo lentez pas.
Je suis ainsi pour ces gens-là.
Formont était beaucoup plus des premiers que des seconds. Il avait pins de charme spécieux que de vrai mérite. L'amour vit très-bien sans estime, quoi qu'on en dise , et l'on aime fort souvent avec passion ce que Ton méprise. Voyez plutôt Manon Lescaut, cet immortel livre, auquel on n'a pas rendu toute la justice qu'il mérite et dont on parle si peu.
J'aimai donc Formont, et lui m'aima fort , avant «orime depuis json mariage; il allait à Rouen voir sa femme, demeurait avec elle quelque temps et revenait ensuite. Cela dura tant que nous nous plûmes, oii, comme disait la cousine de Viard, tant que nous noiy^ plumâmes. Un l^eau jour, nous sentîmes l'aigreur arriver ; nous nous serions brouillés en persislaPit à soutenir que nous nous adorions; en homme d'esprit. For-
mont me prévint. J'avais envie de le faire aussi; nous nous entendions sans nous rien dire, et, lorsque je rereçus sa lettre, je pensai que je lui avais écrit justement la semblable. Il devint mon ami le plus intime et le plus cher, et prit chez moi sa place en face du président Hénault, avec cette différence que je n'ai jamais réellement aimé celui-ci. // m'intéressait seulement autrefois ; après, il me déplut et m'ennuya, mais je le gardai tant qu'il vint au coin du feu, par habitude.
Pont-de-Veyle, qui depuis longtemps faisait le galant autour de moi, profita du changement de Forment, et nous prépara à tous les deux une longue amitié ; elle vient de s'éteindre par sa mort. Je suis bien seule à présent; hors M. Walpole, que je ne vois presque jamais, — la mer est entre nous, — il ne me reste plus rien.
Forment est mort le premier, et je l'ai regretté de tout mon cœur;
Puis, le président;
Puis, enfin, Pont-de-Veyle.
Je sais qu'il se raconte à cet égard une sotte histoire je vais la dire dans toute sa vérité.
Pont-de-Veyle était malade, et j'envoyais trois fois par jour savoir de ses nouvelles, j'y allais moi-même presque autant de fois, je le quittais fort peu.
Un jour, j'étais indisposée de façon à ne pouvoir sop-
tir;Dervieux était près du chevalier. Nous y étions toujours, l'une ou l'autre ; ce qui n'empêchait pas les soins de d'Argental et de sa famille, J^avais une seconde femme, parfaitement stupide, entrée à mon service depuis quelques jours seulement, et, ne sachant qu'en faire, Dervieux lui avait donné la charge de soigner mon vieux chien, lequel se mourait de ses quatorze ans révolus. Ce jour-là, il fut convenu néanmoins qu'elle irait, toutes les deux heures, demander à Dervieux des nouvelles de Pont-de-Veyle, et qu'elle me les apporterait.
Mademoiselle de Sommery arrive et me demande comment il va. Justement, c'était Theure d'en aller quérir; je sonne cette pécore, elle arrive.
— Eh bien, lui dis-je, comment va-t-il?
— Je ne sais, madame.
— Comment, vous n'en savez rien? Mais allez le voir tout de suite et revenez vite. —Mon Dieu I mademoiselle, ajoutai-je, on est bien malheureuse d'avoir affaire à des idiots de cette sorte ! voilà une créature qui n'a rien à faire et qui oublie tout.
Elle revint encourant, ettrès-essoufflée.
— Madame, il va fort bien.
— Ah I tant mieux I
— n est beaucoup mieux qu'hier,