‹ Les confessions de la marquise; suite et fin des Mémoires du̓ne aveugleChapitre 13 sur 16 · S LES CONFESSIONS · texte numérisé non relu

S LES CONFESSIONS

sinvle-champ, et, se retournant vers madame Necker, il lui dit en riant :

— Vous connaissez bien madame de Roothe?

— Sans doute^ monsieur le maréchal.

— Savez- vous que c'est une charmante femme ?

— Aussi bonne que vertueuse, je n'en ai jamais douté.

— Si je l'épousais ?

— Vous feriez une bonne œuvre, pour vous et pour elle.

— Elle n'est pas riche ?

— Non.

— Voudrait-elle accepter un vieillard de quatrevingt-quatre ans?

— J'en suis sûre, lorsque le vieillard s'appelle M, de Richelieu.

— Ehl eh! beaucoup pourraient se tromper sur l'étiquette du sac; ce serait un grand tort au moins.

Il a, à cet égard, des prétentions qu'il justifie, à ce que l'on assure.

La demande fut faite^ et madame de Roothe, qui n'avait rien, ne refusa pas ce brillant parti. Elle était mademoiselle de la Vaulx, d'une bonne famille de Lorraine; elle avait été chanoinesse d'un des chapitres de ce pays^ et n'épousa M. de Roothe qu'assez tard. Le

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mariage fut célébré^ il fit beaucoup de bruit; il fut, qui pis est, consommé. Le lendemain, M. de Richelieu alla voir le duc de Fronsac, son (ils, retenu dons son lit par la goutte; il ne pesait pas une once.

— Vraiment, monsieur, lui dit-il, vous êtes donc malade? Je croyais que c'était un prétexte pour ne pas voir madame de Richelieu.

— J'ai la goutte au pied, monsieur le maréchal ; Je ne me lève point.

— Vous êtes de peu de ressources, monsieur ! cela m'arrive quelquefois, d'avoir la goutte dans un pied ; alors je me tiens sur l'autre, voyez plutôt.

Et il resta plus d'une minute sur une seule jambe. Le duc de Fronsac fit une grimace abominable.

— Gela vous ennuie, mou mariage, n'est-ce pas? Soyez tranquille, si j'ai un fils, je le ferai cardinal. Les cardinaux n'ont pas porté malheur à notre famille. Qu'en pensez-vous?

Et, tournant sur ses talons comme au temps de sa jeunesse, il le laissa là.

Le maréchal m'a amené sa femme l'autre jour. Nous sommes du même âge, mais il vivra plus vieux que moi. Il n'a aucune infirmité, il est seulement un peu sourd, fort peu. Nous parlions des trois règnes que nous avons vus l'un et l'autre.

-r- Ah I madame, cela est pourtant vrai que nous en avons vu trois, sans compter qu'ils ne se ressemblent guère. Sous le premier, on se taisait; sous le second, on parlait tout bas ; sous celui-ci, on parle tout haut.

C'était faire, en quelques mots, l'exposé véritable des situations.

Je n'éôris plus maintenant que par intervalles et suivant ce qui arrive. Voici un événement qui a fort occupé les nouvelles à la main et que je trouve effrayant pour l'avenir. Le jour de Noël deux jeunes soldats s'en allèrent dans un cabaret, y prirent une chambre, et s'enfermèrent. Là, ils écrivirent quatorze lettres, on ne sait à qui. Un d'eux les porta à la poste et revint; pendant ce temps, l'autre écrivait un testament et une dernière épitre, qui devait rester après eux et qui s'adressait à tout le monde.

11 déclarait que lui et son camarade, convaincus qu'il n'y avait pas de Dieu, qu'il n'y avait pas d'autre vie, fatigués de celle-ci, se décidaient à en sortir librement.

Cette vie était leur bien et ils en pouvaient user à leur fantaisie, n'ayant de compte à rendre à personne, au delà du tombeau. Ils souhaitaient le bonjour à leurs camarades, et, à tous ceux qui s'ennuyaient sur terre, ils souhaitaient le courage d*en sortir et de les imiter.

Cette mort fait plus d'impression que tous les écrits de Voltaire, d'Helvétius et de MM. les athées. Ce sont les premiers martyrs de leurs systèmes, et il n'est pas impossible qu'elle ne fasse des prosélytes. Oh ! combien le temps qui suivra celui-ci est gros d'événements et de malheurs (1) 1

Il n'y a rien, ce me semble, à répondre à cela ; les faits sont éloquents et parlent d'eux-mêmes.

XLIY

J'ai eu hier une entrevue avec un homme dont on parle beaucoup en ce moment, et qui vaut beaucoup mieux que sa réputation, ainsi qu'il, le dit dans une pièce qu'il m'a lue, laquelle pièce est, à mon sens, un

(d) Les partisans des nouvelles doctrines et des bienfaits qu'elles nous ont octroyés, yeulent-ils prendre la peine de comparer ce passage des Mémoires de madame du Dcffand, avec les nouvelles diverses des journaux de chaque jour. A cette époque malheureuse, le suicide était une chose tellement rare, que la société tout entière était remuée par celui de deux pauvres soldats. Aujourd'hui que nous sommes délivrés du joug épouvantable qui pesait sur nous« aujourd'hui que nous sommes en progrès et que nous jouissons des immenses bénéfices de ce progrès tant vanté, il n'est pas de jour où les gazettes n'enregistrent quatre ou cinq suicides auxquels personne ne pense.

coup de canon chargé contre nous et auquel nous mettons le feu nous-mêmes ; car on se l'arrache, et elle a déjà eu presque autant d'aventures que son auteur^ ce qui n'est pas peu dire. On comprend que je veux parler de Garon de Beaumarchais. On en dira ce qu'on voudra; quant à moi, j'en raffole. 11 jette les impertinences à pleines mains autour de nous ; je ne saurais le blâmer de son courage, car je trouve ces impertinences bien méritées; seulement, il a trop d'esprit, tout le monde lui en veut. On le persécute ou bien on le divinise, il n'y a pas de milieu. Voltaire m'a dit de lui :

— Il a autant d'esprit que moi; mais il a plus de hardiesse, de là son impertinence. Si je disais tout ce que je pense, nous serions à deux de jeu.

Je crois qu'il a raison. Pourtant Beaumarchais a plus de feu que Voltaire n'en a jamais eu, même dans sa jeunesse. Il est sérieusement amoureux, passionné; il est plus homme, peut-être parce qu'il a une vigoureuse santé et que le patriarche n'a jamais vécu qu'à demi.

J'en reviens à Beaumarchais.

J'avais grande envie de le connaître; je ne savais comment m'y prendre, tant il se faisait de cris autour de moi à son égard. On l'accusait de tout ce qu'un homme peut faire. C'était un empoisonneur, un voleur,

un duelliste, un effronté, un menteur, un calomniateur, le vocabulaire tout entier des adjectifs de ce genre I c'était à qui s'en donnerait le mieux. Je fus donc obligée défaire un- souterrain pour arriver jusqu'à lui, sans que ma cohorte tout entière s'indignât.

J'ai mis Yiard en campagne ; il a trouvé quelqu'un chez Mesdames, où Beaumarchais est bien reçu, et il est arrivé jusqu'à lui, et, en causant de je ne sais quoi, il est venu à bout de lui faire demander à me voir. Viard a fait le difficile, en vrai secrétaire de vieille femme qu'il est. Enfin, il s'est laissé vaincre et il a pris jour et heure, au moment où je n'ai personne.

Il est venu. Sa voix m'a tout d'abord séduite; j'ai voulu torcher son visage, et j'ai trouvé qu'il a de beaux traits réguliers, et, si son œil a le feu de sa pa-* rôle, il doit être d'une grande expression.

Je Tai attaqué tout droit sur son Barbier de Séville^ que j'ai vu ; sur son Mariage de Figaro^ que je brûlais de connaître; sur ses procès et les arrêts qu'il a subis; enfin sur le mal qu'on dit de lui et les ennemis qu'il a. Il a été aussi spirituel, aussi franc, aussi hardi, que ses Mémoires contre Goesmaun. Je ne puis rie.-; dire de plus.

— Monsieur, je voudrais bien connaître votre Ma^ riage de Figaro, On assure qu'on ne le laissera pas re-

présenter ; d'autres prétendent, au contraire, que vous êtes sur le point de lever les obstacles; tous s'accordent à dire que vous le lisez mieux que les comédiens ne sauraient le jouer.

— Cependant, madame, nous avons de parfaits comédiens.

— Je le sais ; mais cela n'importe pas, puisque vous valez mieux. Vous comprenez que tout ceci est pour arriver à une lecture ; la voudrez-vous bien accorder à une pauvre vieille femme comme moi?

— Madame, je sais combien vous avez d'esprit, je sais qu'on peut tout vous dire, et votre demande m'honore infiniment. Je lirai le Mariage de Figaro, et je le lirai comme vous désirez qu'on vous le lise.

— Je ne comprends pas.

— Vous allez me comprendre : je sais quel cercle est le vôtre, je connais les préventions qu'on y aifiche contre moi; je suis sûr que vous me recevez à Tinsu de ces belles dames qui ont gâté Rousseau, un sot philosophe, entre nous, mais un sot sublime, la plume à la main, un sot cuistre dans ses actions. Elles lui ont tout pardonné, j'en ignore la raison, car il n'était pas amusant; à moi, elles ne me passeraient rien, je suis un épouvantail. Pourquoi? Je ne l'ai jamais su. Elles ont dans leurs maris, dans leurs amants, des hommes au-

tfement corrompus que moi, et elles les adorent. Estce parce que je suis le fils d'un horloger? Rousseau était-il mieux? Est-ce parce que j'ai écrit les Mémoires contre Goesman? Rousseau n*a-t-il pas fait ses Confes-- ^tom? Sa Julie vaut-elle ma Rosine et ma Suzanne? C'est une pleureuse assommante, et mes filles sont gaies au moins, si elles ont des amoureux.

En tout cela il avait raison.

— Eh bien, monsieur? repris-je voyant qu'il s'arrêtait.

— Eh bien, madame, ces gens-là ne viendraient pas me voir chez vous et ne vous pardonneraient pas de me recevoir ; vous seriez embarrassée pour me le dire, dans la crainte de me blesser, et j'aime mieux vous le dire moi-même, pour vous prouver que cela ne me blesse pas du tout. Nous lirons le Mariage de Figaro^ tête à tête, quand il vous plaira.

Je fus charmée de cette façon, et je lui avouai qu'il me tirait en effet d'un grand embarras. Nous en rimes ensemble, et, si mes amis m'avaient entendue, ils auraient chanté leur antienne sur ma sympathie pour les barbouilleurs de papier.

Je suis forcée de l'avouer, ces gens-là me plaisent au superlatif.

Beaumarchais me raconta sa vie; elle est bien eu-

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rieuse, elle est bien particulière. Son talent pour la musique et son esprit, joints à ses avantages physiques, le sortirent de la boutique de son père, où il avait ce-< pendant montré une grande aptitude, car il avait inventé une façon d'échappement qui est restée. II fut présenté à Mesdames de France; elles en furent charmées, et voulurent prendre de ses leçons. II leur apprit la harpe, il leur montra à chanter^ elles en profitèrent assez mal, madame Victoire surtout, qui a la voix la plus fausse du royaume.

Mesdames parlèrent de lui à la reine, et la reine lo fil venir à son clavecm. Elle le goûta, elle le reçut familièrement; rintrigue s'en mêla; on remua le ciel et la terre, on le fit renvoyer. Il en eut beaucoup de chagrin et ne parlait de la reine qu'avec le plus grand res» pect .

C'est une jalousie de courtisan qui l'a éloigné ; il ne me dit rien cependant sur la personne et se contenta de sourire loreque je prononçai quelques noms.

J'ai donc entendu ce Mariage de Figaro^ et j'aurais beaucoup à en dire; c'est un feu d'artifice d'esprit, c'est étincelant, éblouissant; c'est un imbroglio qui ne ressemble à rien qu'à lui-même et que l'on ne peut définir, il faut le connaître. Gomme principes, cola est détestable; si j'étais le roi, cette pièce ne serait jamais jouée.

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Vous verrez que les gentilshommes pousseront à ce qu'on la permette, ils riront d'eux-mêmes. Je les connais bien.

— Monsieur de Beaumarchais> vous êtes un homme d'esprit rare et je suis bien sûre d'une chose, c'est que, si vous étiez H. le duc d'Aumont ou M. Je duc de Choiseul^ vous n'eussiez point fait cette pièoe-là.

— Et je vous prie de croire, madame, que, si j'avais l'honneur d'être M. le duc d'Aumont^ ou M. le duc de Richelieu, elle ne serait jamais représentée.

— Je m'en douté bien, répliquai-je ; sans cela, M. de Beaumarchais n'eût pas si parfaitement connu ce bon siècle, ses abus et ses ridicules.

— Madame^ nous allons à une révolution, et, si la noblesse le voulait, il serait encore temps de l'empêcher.

— Soyez tranquille, monsieur, elle ne l'empêchera pas. Elle donnera ce qu'on ne lui demandera point et refusera ce qu'elle devrait accorder. Les jeunes gentilshommes se sont engoués de la philosophie et des idées anglaises... ils en ont pris surtout le mauvais, remarquez-le.

— Ah ! madame, ils n'auraient garde de faire autrement. Permettez-moi une observation... Vous m'étonnez fort, je vous croyais philosophe.

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— Monsieur, j'ai vu les philosophes de trop près pour me livrer à ces gens-là. Tout esprit qui les connaîtra comme moi devra les fuir. Quelle racel.,. la France sera leur dupe.

— Vous êtes cependant l'amie de M. de Voltaire?

— Voltaire n'est pas un philosophe à la façon de ces messieurs ; je vous jure qu'il se moque d'eux et on ne le croit pas,

Beaumarchais resta avec moi jusqu'au moment où nos convives du souper arrivèrent. Nous entendîmes un carrosse dans la cour.

— Madame, me dit-il en riant, y a-t-il une petite porte ou un escalier dérobé dans cet appartement?

— Gomment, monsieur! sortir de chez moi en bonne fortune ! Si M. V^alpole vous entendait^ il se mo* querait et il dirait que je suis romanesque. Viard vous conduira, à une condition : c'est que vous reviendrez bientôt

11 me l'a promis et je crois qu'il le tiendra, nous nous sommes fort goûtés mutuellement. Quoi qu'on en dise, cet homme est bon pour ceux qu'il aime. Il a du fiel contre ses ennemis, ce n'est point un crime. Sa vie est un combat, et il se sert de ses armes; a-t-il tort? Je ne le crois pas.

Je lui ai donné une lettre pour Voltaire > qui est

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un jalout, et qui ne le traite pas comme il le deyrait» Les grands hommes ont leurs petitesses.

Je parlais de Voltaire, il est à Paris. On nous l'avait annoncé depuis longtemps ; cette fois-ci, ce n'est pas une chimère ; il est chez le marquis de Villette, quai des Théatins. C'est la nouvelle de la cour et de la ville ; l'empereur de Chine arrivant ici ne produirait pas cet effet-là ; on va bayer sur ce quai pour voir sa fenêtre ; les Parisiens sont imbéciles.

11 est arrivé le 10 février à quatre heures et demie ; je nô me permettrai plus de conjectures, car j'avais bien cru qu'il ne reviendrait jamais. Il a avec lui madame Denis, M. et madame de Villette. Je lui ai envoyé avec Viard un petit mot auquel il a répondu :

a J'arrive mort, et je ne veux ressusciter que pour me jeter aux genoux de madame la marquise du Deffand. o

Il reçut plus de trois cents personnes dans la même journée ; je me gardai de me mêler à cette foule, je n'aurais pu le voir à mon aise, et je n'avais nulle envie de rester dans l'antichambre. Je ne m'amuserai pas à

raconter les faits et gestes de Voltaire pendant son sé«jour ici. Il y aura assez d'historiographes à gages pour les transmettre à la postérité; je dirai seulement ce qui me concerne.

Lekain était mort justement la veille de son arrivée ; il n'eut pas la satisfaction de lui voir jouer sa pièce. Or, à mon sens et à celui de bien d'autres , les pièces de Voltaire sans Lekain perdent la moitié de leur valeur.

Je suis donc allée chez Voltaire, après avoir laissé passer la presse. 11 est très-change, très-vieilli, à ce que Ton m'a dit, du moins ; il n'y a plus que le sourire de vivant chez lui, et cet œil qui ne s'éteindra jamais, même dans la tombe. Il m'a reçue avec une extrême amitié ; nous sommes de si vieilles connaissances !

— Ah I madame, m'a-t-il dit, vous êtes bien heureuse de ne plus rien voir ; vous verriez de vilaines choses 1

— Monsieur, je verrais votre triomphe, et j'en prendrais ma part pour l'amitié que je vous porte.

— Mon triomphe sera bientôt la tombe, car je n'en puis plus. Ils m'accablent, ils me croient immortel; il y a quatre-vingt-quatre ans que je meurs, et ils me traitent comme si je devais toujours vivre.

-— Vous nous demeurerez, au moins?

— Non, non, je suis trop vieux pour voir dévorer en huit jours le peu de temps qui me reste. Je m'en irai au carême. Vous viendrez voir la répétition à* Irène, qui se fait ici? Les comédiens me font la galanterie de venir chez moi à midi et demi.

— Hélas I monsieur, cela ne se peut pas : c'est rheure où je commencée dormir. Je n'ai plus de nuit, plus de jour; pour moi^ tout est pareil, et le sommeil vient quand il veut ; excusez-moi et permettez que je vous cherche toutes les fois que je le pourrai, à mes heures lucides.

M. de Beauveau était avec moi; nous ne demeurâmes pas longtemps. Le grand homme était assoupi; je levai le siège et lui dis que je reviendrais le lendemain ; ce que je fis.

La visite fat drôle. On m'introduisit: c'était un grand salon très-doré, très-orné^ très-magnifique. J'y trouvai d'abord la grosse madame Denis, sa nièce, une bonne femme qui ne parle pas trop mal et qui n'est pourtant qu'une gaupe et une sotte. Elle a des prétentions à mourir de rire; elle se croit un reflet de Voltaire, et elle se ferait volontiers adorer sur le même autel. Elle daigna me recevoir avec affabilité, en me disant :

— Mon oncle vous aime beaucoupi madame.

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