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Voici pour servir de modèle à ceux qui voudraient imiter un jour le style épistolaire de ma noble marraine :
« Je suis forcée d'avertir les parents de mademoiselle Delorme du scandale donné par leur fille. Après s'être conduite à mon égard avec une ingratitude sans exemple, après avoir détruit l'amitié que j'avais pour elle et rendu le pardon impossible , Marion a mis le comble à ses torts en y joignant l'hypocrisie. J'allais vous prier de venir l'arracher aux séductions de la vie parisienne, quand elle m'a trompée par un faux repentir ainsi qu'une digne abbesse, à la garde de laquelle je l'avais confiée. Votre fille paraissait être sincère en demandant le voile; je ne me serais jamais imaginé qu'à cet âge on pût singer si indignement la dévotion et se faire un jeu des choses les plus saintes.
« Au bout de six semaines de séjour au cloître, elle s'est enfuie, en abusant de la confiance de la supérieure.
« Depuis cette époque elle vit avec un amant ; elle affiche à tous les yeux l'immoralité de ses relations ; elle brave le mépris du monde et détourne d'une carrière honorable un jeune, homme dont la famille est au désespoir.
« C'est au nom de cette famille que je prie les parents de mademoiselle Delorme de venir interposer leur autorité pour mettre fin à un commerce indigne. Depuis hier seulement, je connais la retraite de la fugitive, mais je ne veux rien prendre sur moi. Le père ou la mère de Marion, seuls, doivent agir. C'est à eux d'empêcher que le déshonneur ne devienne public et ne nuise à leurs autres enfants, sur lesquels je m'engage à reporter, dès ce jour, toute ma bienveillance.
« Nous mettrons la coupable dans un cloître plus rigoureux, et son amant ira méditer, quelques mois, sous les murs de la Bastille au danger de préférer la débauche au travail. »
On juge facilement de l'effet d'une pareille lettre.
Mon bonheur voulut qu'elle coïncidât avec la nomination de Camusard, et l'on a vu par quel enchaînement inouï de circonstances nous avions pu nous soustraire au péril.
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MAKION DKI.OIIMK
Dcsharreaux et son ami nie laisaicnt courir à travers champs.
J'étais en souliers de s;ilin, en robe de velours, avec des diamants dans mes cheveux, et je passai le bac en ce costume vis-àvis du Jardiii-(l(!s-Planlcs.