‹ Les confessions du comte de --Chapitre 12 sur 76 · SA VIE ET SES ŒUVRES XV · texte numérisé non relu

SA VIE ET SES ŒUVRES XV

chambre quand il y cntroit »; sa saur, celte aimable comtesse de Kochcfort, devenue duchesse de Nivernais à la fin de sa vie, qui à l'esprit le plus délicat unissait le plus noble cœur ; et, parmi leurs hôtes^ le président Hénault, le marquis d'Ussé, le comte de Maurepas, le jeune duc de Nivernais, M"^« du Defjand, la spirituelle et jolie marquise de Flamarens, Maupertuis, Montesquieu enfin, qui, en 1748, écrivait à Duclos : « Les soirées de l'hôtel de Brancas reviennent toujours à ma pensée, et les soupers qui n'en avoient pas le titre, et oii nous nous crevions. » Ces soupers n'étaient en effet que l'accessoire de ces réunions, dont l'éclat venait d'ailleurs. « L'hôtel de Brancas, dit Grinim, étoit alors ce que l'hôtel de Rambouillet étoit dans le siècle passé, i^ Ce fut là que commença ce goût pour la comédie de salon qui devint bientôt une fureur. Les pièces que l'on y jouait étaient le plus ordinairement de la façon des acteurs. Les plus connus de ces écrivains amateurs étaient le comte de Forcalquier lui-même, qui composa à celte intention plusieurs comédies qui n'étaient pas sans mérite, entre autres l'Homme du bel air, les Blasés, le Père RAISONNABLE^ et le président Hénault. Duclos a peint ainsi ces représentations de société, dans un passage des Confessions du Comte de '^^^ :

La fureur de jouer la comédie régnoit alors à Paris ; on trouvoit partout des théâtres. La société de M'"e de Tonins prenoit le même plaisir et portoit l'ambition plus haut. Pour com-

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