‹ Les confessions du comte de --Chapitre 4 sur 76 · IV DUCLOS · texte numérisé non relu

IV DUCLOS

les cadets qui devenaient d'église. Ici il en alla autrement. En 1709, le frère aine, et très aîné deDuclos, — il avait dix-sept ans déplus que lui, — se fit religieux génovéfain, et devint plus tard chanoine régulier et prieur de Tressaint. Le cadet n'eut jamais une seniblable velléité. « Une vivacité extrême, une mémoire singulière », parurent à sa mère les signes, presque les gages, d'heureuses dispositions qu'il fallait cultiver. En cette même année 1709, il fut envoyé à Kennes pour y recevoir une éducation plus relevée que celle qu'on donnait à Dinan. Il y retrouva sa sœur qui venait d'épouser un secrétaire du roi, nommé Pellenec. Jusque-là il avait mené cette vie un peu sauvage des enfants bretons, qui fut encore celle de Chateaubriand, à Saint-Malo, soixante ans plus tard. « Un petit garçon, très éveille, tel que je l'étois, dit-il, étoit si difficile à retenir, dans une petite ville ou les enfans courent hors de la maison dès qu'ils peuvent marcher, que ma mère prit le parti de m'envoyer à Kennes, où ceux d'un état honnête ont moins de liberté. »

Duclos passa ainsi quatre années à Kennes, apprenant le rudiment « d'une manière de précepteur qui, en montrant le latin, achevoit d'en apprendre lui-même autant qu'il lui en falloit pour être prêtre ». Duclos, qui n'a jamais eu les précepteurs en grande vénération, et qui en a fait plus d'un portrait peu flatteur, parlait peut-être d'expérience. Mais la

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