‹ Les confessions du comte de --Chapitre 6 sur 76 · VIII DUCLOS · texte numérisé non relu

VIII DUCLOS

se trouvait alors celui qui, plus tard, sous le nom de chevalier d'Aydie, acquit une si juste réputation d'esprit, de délicatesse et de savoir, qui inspira à M^'^ Aïssé une si touchante passion, et que Voltaire appelait, avec son ami le bailli de Froulay, « le preux chevalier ». Duclos demeura cinq ans dans cette « maison de la rue de Charonne, en bon air, avec un jardin, mur mitoyen du couvent de Bon- Secours ».

// avait quatorze ans lorsqu'il la quitta, en 1718, pour le vieux collège d'Harcourt, de la rue de La Harpe, qui n'était pas aussi riant, tant s'en faut, et dont le proviseur était alors « le fameux Dagoumer, le plus terrible argumentateur de l'Université )•>, que Le Sage a peint , dans Gil Blas, sous le « nom du licencié Guyomar ». Le nouvel écolier fît honneur à ses premiers maîtres, car, placé en seconde, « il y fut constamment le premier », et l'année suivante « eut tous les prix en rhétorique » . Le seul condisciple qui lui disputât la première place était le jeune marquis de Beauvau, cousin du futur maréchal de ce nom, et qui devait être tué, à trentequatre ans, au siège d'Ypres, en 1744. // faut ajouter, à l'honneur de l'émule de Duclos, qu'il avait quelques années de moins que lui. Notre jeune Breton était encore au collège d'Harcourt, lorsque la ruine de la banque de Law (1720) vint porter une atteinte profonde à la fortune de sa mère, qui avait

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