TAF TES
Mais le 17 Juin 1937, la Cour de Colmar accepte la requête, « attendu qu’il est constant que le législateur a considéré que, dans l'intérêt bien compris d’un enfant à venir, la légitimité pouvant résulter d’un remariage devait avoir la prééminence sur une présomption démentie par la réalité » : le premier mari, enfermé depuis longtemps dans un asile, ne pouvait raisonnablement être le père de l'enfant, et c'était l'intérêt de celui-ci de ne pas être l'enfant d’un fou.
Telle est là solution équitable d’un conflit de paternité résultant d’un second mariage prématuré de la mère : il n’est pas sûr qu’elle soit approuvée par les juristes orthodoxes.
Voyons dans un second chapitre ce qui peut arriver lorsque la mère est bigame.
pr ve CHAPITRE Il