L'ORGANISATION COMMERCIALE DU TRAVAIL
Questions diverses.
Plusieurs lecteurs du Siècle m'ont posé des questions; je prends celles qui sont le plus nettement formulées dans quelques lettres :
Chaque ouvrier faisant partie d'une Société commerciale de travail devrait souscrire une action ou part qu'iI^ payerait vraisemblablement au moyen de versements hebdomadaires ou mensuels, en les prélevant sur son salaire.
Si la société est à un capital n'excédant pas 200.000 francs, Taction peut être de 25 francs, mais elle doit être entièrement libérée au moment de sa souscription. Il serait fâcheux que les ouvriers qui constitueront des sociétés commerciales de travail ne puissent pas être en état de verser cette somme.
Il n'y a donc pas de difficulté pour la constitution de la société.
Une autre question se présente :
N'y aura-t-il que des ouvriers, exerçant la profession, qui pourront faire partie de la Société commerciale de travaiVl
Ma réponse est simple : — chaque société peut régler cette question par ses statuts.
Ce n'est pas une question légale : et j'ajouterai que c'est une question d'espèce.
Supposons qu'une Société commerciale de travail ail besoin de gros cautionnements pour garantir de Texécution de seâ engagements et pour garantir contré les malfaçons. Elle a intérêt à avoir des actionnaires qui ne soient pas exclusivement des ouvriers, mais qui lui constituent un capital élevé.
Seulement, comme ce capital interviendra dans la répartition des bénéfices, on peut être certain que les Sociétés commerciales de travail n'appelleront que le moins possible de non-salariés à verser des capitaux dans la société.
Une Société commerciale de travail peut se fonder avec 200 membres; mais elle n'est pas tenue de les employer tous : Tous les actionnaires participeront aux bénéfices de la société; mais on pourra réserver un Jfp.lOO en faveur des membres qui auront travaillé pour le compte de la société.
Les actionnaires non occupés seront considérés comme une réserve de la société.