SOLUTIONS ANARCHISTES
Mais c'est parce qu'un industriel doit être maîtro chez lui que nous repoussons les systèmes dits : Chambres d'explications, comités de conciliation, particijiation aux bénéfices.
1** Chambres d'explications. L'industriel n'a pas plus à expliquer ses opérations industrielles et commrrciales aux salariés qui contractent avec lui qu'il n'i\ ù les expliquer à ses fournisseurs ou à ses clients;
2° Comités de conciliation. L'industriel n'a poinl h faire part de ses affaires aux salariés, car s'il i'nvoquG la restriction de ses bénéfices ou ses pertes, ils auraient le droit d'examiner s'il n'a pas acheté trop cher, vendu trop bon marché, s'il a bien administré les affaires de rétablissement ; cela ne les regarde pas I Au point de vue matériel, ces procédés sont désastreux. Ils le sont encore
plus au point de vue moral; Tindustriel ferait b pauvre, le mendiant, comme il le fait quand il 's'agit d'obtenir des droits de douanes ; ses salariés ne verraient dans ses doléances qu'une hypocrisie; ils considéreraient que ce serait le riche qui demanderait Taumône au pauvre :
3** Participation aux bénéfices. Est-ce que les bénéfices dépendent de la main-d'œuvre? Ils dépendent de la gestion. La main-d'œuvre n'y a aucun droit. Si vous admettez la participation aux bénéfices, autrement que comme une gratification, le salarié a le droit de vérifier comment les bénéfices sont obtenus; il a le droit d'examiner pourquoi il n'y en a pas ou pourquoi ils sont moindres qu'il ne le désirerait ; il a le droit, par exemple, de se plaindre qu'un amortissement trop rapide le prive de bénéfices immédiats.
Non, dans ces divers systèmes, l'industriel a à subir des ingérences incompatibles avec la bonne organisation et l'administration de son établissement. S'il les subit, il a raison de dire qu'il n'est plus « le maître chez lui ».
Il n'en est plus de même si la main-d'œuvre constitue une société qui n'a qu'un point de contact avec lui : la livraison forfaitaire çle produits à un prix déterminé pendant une durée fixée.