I. Moudjeddediya, de Djedid : nouveau, renouvelé
une branche établie dans le Pendjab, ce Cheikh se fixa plus tard à Médine où il s'était marié et fit parmi les habitants de la ville un certain nombre de prosélytes. Le groupe ainsi formé dans la seconde capitale du Hedjaz s'y est maintenu jusqu'ici, mais sans se développer. Ses membres appartiennent tous à la population urbaine et son influence est entièrement locale,
A La Mecque et à Djeddah, les Nakechabendiya n'ont, au contraire, pas d'adeptes originaires du pays même. Leurs établissements, peu nombreux d'ailleurs, ne sont fréquentés que par les pèlerins.
Les plus importants appartiennent à une branche indienne, connue sous le nom de Soleimaniya. Elle le doit à son premier chef. Cheikh Beker Soleiman, qui, Moqaddem de la zaouiya de Koufa dans l'Irak Arabi, et envoyé aux Indes comme agent de propagande, s'était bientôt rendu indépendant. L'autorité suprême est restée héréditaire dans le groupe et appartient aujourd'hui à Cheikh Zin ibn Cheikh Nasser, descendant direct de son fondateur.
Les Soleimaniya possèdent à La Mecque un couvent situé près d'El Mahallat, à Souk el Halaga, et une zaouiya près de Bab el Mahakma. Celle-ci a pour chef i un disciple de Cheikh Zin, dont il est resté le représentant