‹ Les confréries musulmanes du Hedjaz [microform]Chapitre 25 sur 52 · I. Cheikh el Seddik ibn Cheikh Mohammed el Hindi · texte numérisé non relu

I. Cheikh el Seddik ibn Cheikh Mohammed el Hindi

attitré, malgré l'organisation donnée aux ordres du Hedjaz,

Les Nakechabendiya ont, en outre, à La Mecque une seconde zaouiya, qui, indépendante de toute autorité métropolitaine, se rattache cependant à la branche de Constantinople par ses origines, et a encore pour chef un Moqaddem turc i. Il en est de même de leur unique établissement à Djeddah 2.

On voit que, malgré sa très grande extension et le rôle considérable qu'elle joue dans l'Islam, la confrérie n'occupe au Hedjaz qu'une place secondaire.

Sauf à Médine, elle n'a aucune clientèle dans le pays même, et elle n'est représentée que par quelques Cheikh turcs ou indiens à La Mecque et à Djeddah. Deux de ses fractions seulement peuvent ainsi se trouver mêlées au mouvement religieux des villes saintes. Les plus importantes, celles de l'Asie centrale, restent complètement étrangères à ce qui s'y passe, n'en reçoivent aucun mot d'ordre, n'y exercent aucune action, même indirecte.

Cette situation s'explique par l'origine, par le développement de l'ordre. Malgré le respect universel qui s'attache à son nom, il est resté trop exclusivement asiatique, pour prendre pied dans la patrie du Sûnnisme arabe.

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