I. Moqaddem : Cheikh Hassan Effendi Keyyal
des relations étendues, et l'ascendant spirituel de son chef accrut d'autant son influence. Elle se créa ainsi une clientèle religieuse dans la ville sainte, parmi les membres de l'ordre. Lorsque les scandales dont les grands maîtres donnaient l'exemple en Egypte, amenèrent la désagrégation de la confrérie, ce petit noyau s'en sépara l'un des premiers. Néanmoins, la défaveur qui s'attachait dans un pays de foi rigoureuse, comme le Hedjaz, à de tels désordres, découragèrent beaucoup des partisans les plus fidèles des Badaouiya de la contrée. La plupart se rallièrent à une confrérie nouvelle, celle des Beioumiya, fondée au milieu du xii^ siècle par un Cheikh d'El Azhar, qui entreprit de rétablir dans toute sa pureté la règle instituée par Sid el Badaoui.
Les autres ne comptent plus que trois zaouiya à La Mecque i et deux à Djeddah 2.
Elles forment dans chaque ville des congrégations indépendantes l'une de l'autre : celle de La Mecque a actuellement pour Cheikh el Sedjada un chérif du pays, Cheikh Abd el Ahl.