SI
moins rapides, les Kheloutiya formèrent pendant quelque temps, au commencement du xii^ siècle de THégire, une véritable association religieuse. Mais elle ne tarda pas à se dissoudre.
Dès le ixe siècle, ils avaient eu en Egypte quelques centres de propagande, notamment la zaouiya ou plutôt la mosquée de Sidi-Demerdache, près du Caire. Leur rôle dans le pays était cependant des plus restreints, lorsqu'au xiP siècle, un Khelouati syrien, devenu professeur à El Azhar, Sidi Mostefa el Bekri, entreprit de grouper tous les adeptes de l'ordre dans la contrée. Il y réussit, et ses disciples, devenus fort nombreux, prirent, pour se distinguer des autres Khelouatiya, le nom de Bekriya.
Le succès de son œuvre ne fut pas de longue durée. A sa mort, en 1121 (H), trois de ses Khalifats, Mohammed-ben-Salem el Hafnaoui, Abdallah el Cherkaoui et Cheikh Semman i, se disputèrent sa succession. Chacun d'eux se déclarant son héritier direct, ils formèrent trois nouveaux groupes, les Hafnaouiya, les Cherkaouiya et les Semmaniya.
Après eux, de nouvelles scissions donnèrent naissance