LISE SL F2 À
& 1878, sur 1,445 bourses, il y en a eu 1,148 données mi aux Frères, 297 aux laïques. C’est-à-dire, comme il 4 faut faire une proportion en raison du plus grand ik nombre des écoles laïques, 79.44 pour 100 pour les En Frères, et 20.56 pour 100 pour les laïques.” Le Et le résultat des statistiques est le même pour ï toute la France. Partout les concours pour les certié ficats démontrent l’immense supériorité des écoles à des Frères sur les écoles laïques.
FÊ | Il en est de même des Sœurs enseignantes. M. “à Fayet, que nous avons déjà cité, prouve par les
rapports des inspecteurs que les écoles des Sœurs sont, si l’on considère le nombre des écoles bien
notées : 10 Supérieures aux écoles des maîtresses
jet de tiques
, Mun,
ncours ablissecollège er, ete.
1848 à lonnées mme il s grand pour les
e pour es certiis écoles
tes. M.
par les ss Sœurs bles bien
aîtresses
laïques dans 59 départements ; 20 Egales à ces écoles dans 6 ; 30 Inférieures enfin à ces écoles dans 21 départements seulement.
Un travail analogue nous donnerait un résultat analogue, au Canada. Les rapports des inspecteurs sont unanimes. Nous avons déjà cité trop longuement. Maïs c’est un fait reconnu que nos écoles des Frères, nos écoles ct nos institutions académiques tenues par les Sœurs, ne le cèdent en rien aux écoles laïques et l’emportent très souvent sur elles. Et cependant les Sœurs, les Frères, n’ont pas été brevetés par l'Etat !
Ainsi donc, pour nous résumer, les garanties données par le noviciat, par les études spéciales des instituteurs et institutrices congréganistes, sont, d'après la nature même des choses, bien supérieures à la garantie souvent illusoire de l'examen devant un bureau quelconque ; et, en fait, l’instruction donnée par les instituteurs et institutrices congréganistes non cstampillées du brevet officiel cher à MM. Masson ct Langelier, est pour le moins égale et très souvent supérieure à l'instruction donnée par les instituteurs et institutrices brevetés.
Pourquoi donc cette demande d’imposer aux Frères et aux Sœurs ce brevet de capacité dont la
Pnau
tt AE Rares entrs eng rer rnt
DOS rex
Da]
loi canadienne les a exemptés avec raison, durant près de cinquante ans, ce brevet de capacité qui ne saurait ajouter une seule garantie à celles que nous avons déjà, ce brevet de capacité dont les congrégations enseignantes n'ont que faire, et qu’elles n’ont pas attendu pour répandre l'instruction dans notre
société ?
On nous répond : cette exemption de l’examen et du brevet est un privilège. Nous répliquons : non, ce n'est pas un privilège, c’est une équivalence, et ce terme est bien connu de tous ceux qui ont étudié ces questions. C’est une équivalence ; le législateur bien inspiré s’est dit : les garanties donnés par le cours d’études préparatoire, par le noviciat, par la direction et la culture spéciale da religieux et de la religieuse destinés à l’enseignement, éjuivalent amplement à l’examen et au brevet imposés aux aspirants-instituteurs laïques, que je ne connais pas, qui se présentent sels, sans répondants, sans la recommandation et la caution d’un Institut dont les preuves sont faites depuis longtemps, et qui est autorisé à enseigner par le droit naturel, par le droit ecclésiastique, et par le droit civil.
Le brevet de capacité de l’instituteur et de l’institutrice congréganistes, c’est le titre de religieux et
it près saurait avons rations nt pas notre
men et : non, e, et ce étudié islateur s par le , par la et de la uivalent sés AUX ais Pas, sans la dont les qui est le droit
de l’ins-
gieux et
mit DA: ee
de religieuse membres d’un ordre voué à l'enscignement. Pour en arriver là, il leur a fallu étudier, se préparer, subir des examens. Le brevet de capacité, le voilà ; et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est aussi bon et prouve autant que le diplôme accordé
par les bureaux d’examinateurs.
On parle de privilège ! ‘ Singulier privilège,” s’écrie un écrive "2 catholique, M. de Ségur, “singulier ‘privilège que celui qui s’acquiert par le sacrifice ‘* de la famille, de la fortune, de la liberté, de toutes ‘les jouissances dela vie, c’est-à-dire à des conditions ‘ dix fois plus pénibles et plus rigoureuses que la ‘ règle dont ils dispensent ! Privilège qui consiste, ‘ non pas à dispenser de garanties ceux qui en sont ‘ l’objet, mais à leur demander des garanties incom- ‘“ parablement plus méritoires et plus difficiles.”
On dit encore : oui, nous l’admettons, les membres des congrégations enseignantes subissent des examens dans leurs Instituts, mais ce ne sont pas des examens légaux, décrétés par la loi, et contrôlés par l'Etat. Voilà le bout de l'oreille ! Ce qu’il y a au fond de tout cela, c’est un commencement de mainmise de l’État sur les congrégations enseignantes. Eh bien, c’est li précisément ce que nous ne voulons
pas. Nous n’en voulons pas dans le présent. Nous
cE | .# Hs ‘4
en — 24 —
$ n’en voulons pas surtout dans l'avenir. Et ici nous : touchons à l’un des points les plus graves de la & question.
ë Nous croyons avoir établi que le brevet de
Le E. capacité ne serait qu’une garantie illusoire comparée à aux garanties réelles données par les congrégations br enseignantes. À cela on répond : soit, disons que \ FA le brevet de capacité et l'examen sont peu de chose à en comparaison des études et des épreuves imposées de aux instituteurs ct institutrices congréganistes ; % mais alors pourquoi les congrégations enseignantes ne les acceptent-elles pas de bon cœur? Elles bi: peuvent les braver sans crainte.
à Cette mise en demeure n’est que spécieuse.
D . D'abord, si l’examen cst inutile, pourquoi l’exiger ? Ë Pourquoi tracasser et déranger inutilement les Frères = et les Sœurs ? En second lieu, il y aurait dans la Ê pratique bien des difficultés. Aïnsi, dans nos ; is couvents, il y a des maîtresses éminentes qui sont Ë chargées depuis des années d’une spécialité, l’histoire, Es | la littérature, ou toute autre branche. Eiles pourront être relativement faibles, disons en arithméti-
F que. Peut-être l’examen leur réserverait un échec pour cette raison. Et cependant, vous avez là une
VS Ÿ RFA 7 A Ë
maîtresse qui enseigne sa branche avec un brillant
Pr