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RECHERCHES SUR L'ORIGINE DE LA SOUTANE ROUGE

M. Tabbé Prunier, curé de Soucy, au diocèse de Sens, ayant découvert dans les archives de cette ville les pièces concernant la supplique adressée, en 1742, par les chanoines de Nevers au métropolitain de la province, pour obtenir de lui Tautorisation de reprendre l'usage de la soutane rouge, communiqua ces pièces, en les accompagnant de ses observations particulières, à la Société des sciences historiques et naturelles de V Yonne, qui en fit part au Congrès scientifique de France, tenu à Auxerre en 1858.

Le fait en question était bien connu à Nevers ; il est consigné dans VHistoire manuscrite des évêques de Nevers, par Parmentier, mais l'original de la supplique nous était inconnu ainsi que les pièces qui l'accompagnaient. Cette découverte est une bonne fortune pour nous ; et nous avons pensé qu'il était important de faire connaître :

1® L'article inséré à cette occasion dans le compte -rendu du congrès d'Auxerre ; 2® Les pièces composant le dossier des chanoines de Nevers ; dp Les réflexions de M. l'abbé Prunier.

« Une grave question mettait en émoi, en 1742, le chapitre cathedra! de Nevers. Les chanoines prétendaient avoir le droit de porter la soutane rouge le jour de fêtes solennelles. Comment faire constater leurs droits et assurer le triomphe de leurs prétentions? Ils pouvaient bien invoquer, à la vérité, un passage du livre du béné-

dictin dom Claude de Vert, lequel disait formellement : c Cette couleur était portée, il n'y a pas encore un siècle, par la plupart des chanoines de Nevers, qu'enfin la disette et le malheur des temps ont réduits, comme les autres, à la couleur noire qui coûte moins cher. > Le chapitre de Nevers voulut être en étiit de fournir une preuve encore plus irréfutable. En conséquence, le 10 juillet 1742, deux notaires royaux de cette ville furent c requis de se transporter en l'église cathédrale et en celle de Saint-Arigle », pour y constater la présence de sept statues et tableaux représentant un chanoine portant la soutane rouge et le surplis à la romaine par-dessus. Dès le lendemain du jour où ce procès-verbal était rédigé, les chanoines l'envoyaient à l'archevêque de Sens, en lui demandant son agrément pour leur permettre de reprendre la soutane rouge et le surplis à la romaine, comme on l'avait fait déjà à Auxerre ; et, quelques jours plus tard, lorsqu'il avait rendu une ordonnance favorable, une seconde lettre lui était adressée par les même chanoines, pour le supplier d'intercéder en leur faveur auprès de S. Em. le cardinal de Fleury, auquel cette importante question avait été soumise par l'évèque de Nevers, qui n'accédait pas de très-bonne grâce aux prétentions du chapitre.

» Ce sont ces lettres et ce procès-verbal que M. Prunier, curé de Soucy, a trouvés à la bibliothèque de la ville de Sens. Il en envoie une copie à la section, sous ce titre : Un cours d'iconographie à NeverSf en i742f tout en exprimant ses vifs regrets de ne pouvoir indiquer la couleur en faveur de laquelle se prononça le cardinalministre. Il ajoute que, quant au surplis à la romaine» ce n'est pas seulement à Nevers qu'on le retrouve sur les tombes et les vitraux. Ainsi, dans l'église de Chitry, près Auxerre, qui, tout humble qu'elle paraisse, n'en est pas moins à elle seule un véritable musée archéologique, où l'on trouve une tour militaire, des bulles des papes, des vases sacrés baroniaux, des châsses, des tombes, et jusqu'au défunt briquet de sacristie, les tombes des anciens curés de la paroisse les représentent avec les larges manches romaines. C'est ainsi que les traces du rit romain se retrouvent en plus d'un point dans les archives sénonaises qui, par exemple, à l'occasion de la Bénédiction, ne parlent jamais que de la Bénédiction en silenceii). >

(1) Congrès scientifique de France, vingt-cinquième session, tome II, p. 616.

PBOGËS-VERBAUX DE VISITES DE MONUMENTS DES ÉGLISES DE NEVEHS, CONSTATANT L'USAGE DE LA SODTANE ROUGE PAR LES CHANOINES DE LA CATHÉDRALE.

(Juillet 1742.)

Aujourd'huy mardy, dixième jour de juillet mil sept cent quarantedeux, après vespres, est comparu par devant les conseillers, notaires du roy, résidents en cette ville de Nevers, soussignés, messire Philbert Berger du Bouchât, prêtre, chanoine de l'église de Nevers, et procureur-syndic de messieurs du chapitre de ladite église, demeurant cloître d'icelle,

Lequel, pour et au nom de messieurs, nous a requis de nous transporter en ladite église cathédrale, avec témoins, pour constater la couleur de Tancien habillement des chanoines de ladite église, qu'il nous a dit porter autrefois la soutanne rouge, ainsy que le porte don Claude de Vert, moine bénédictin, en son livre intitulé : ExplU cation simple^ littérale et historique des cérémonies de VEglise^ tome second, seconde édition, imprimé à Paris chez Florentin de r Aulne, rue Saint-Jacques, édition 1710, page 361, où est ainsy écrit : c Au commencement du siècle dernier, les chanoines de Brioude étaient encore habillés de rouge, maintenant ils en sont au violet ; cette couleur était aussi portée autrefois par les chanoines du Puy, et il n'y a pas encore un siècle, par la plupart des chanoines de Nevers. Qu'enfin la disette et le malheur des temps ont réduict comme les autres à la couleur noire, qu'on sait coûter beaucoup moins. » Lequel livre le dict sieur du Bouchât, syndic, nous a représenté et ensuite retiré.

£t pour nous faire voir que cet autheur annonce vray, il nous a requis de nous transporter avec luy dans ladite église cathédrale de Nevers, assisté de messire Antoine Guéron, chanoine et grand chantre de ladite église, et messire l*Iicolas de Bonneval, prêtre, chanoine, archidiacre de Decize, en la dicte égliee ;

L Et nous a fait remarquer, en présence desdits sieurs chanoines dignitaires susnommés, la figure en pierre d'un chanoine à genouxy

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ayant une soutane rouge, et surplis par dessus, et Taumusse sur le bras droit, devant Timage en pierre de saint Fiacre, ayant les mains jointes ; l'un et Tautre sur un corbeau de pierre au dessus de l'autel de Saint-Fiacre, que ledit chanoine avait fondés, avec les armes du dit chanoines (1) au bas de chaque corbeau et au pillier attenant le dict autel, qui est dans un enfoncement du jubé, du côté du midi: avec les mesmes armes, qui porte ces mots en lettres gothiques , a Cy gist feu maistre Dreux Godard, chanoine de céans ; lequel a fait faire cette présente chapelle, et en icelle a fondé une messe chacun jour à perpétuel, avec un anniversaire de pain et vin à tous les habitués de cette église, chacun an, le jour et le lendemain de la fête de saint Fiacre. Aussy a fondé l'église collégiale de chanoines de Saint- Pierre-le-Moutier. Lequel trépassa le dernier jour de may 1515; Requiescat in pace. »

II. Ensuite, nous a fait remarquer que vis-à-vis la grande porte de Téglise, du costé du midy, sur le mur du cœur, est peinte la figure d'wn chanoine revêtu aussy de soutanne rouge , et surplis par dessus, et aumusse sur le bras droit, agenouillé devant une croix aussy en peinture dans la représentation d- un cimetière ; sur lesquelles peintures sont plusieurs lettres gothiques, la plupart effacées par vétusté, et en on lict cependant ces mots : ^ Ou gisse messieurs Jehan de Marigny et Jean Jourdereuil, jadis chanoines de céans; priez p6ur eux. t>

III. Ensuite, le dict sieur du Bouchât nous a conduit, assisté comme dessus, à la porte du thrésor de la dicte église, au-dessus de laquelle sont les figures de deux chanoinesy en peinture, à genoux, les mains jointes, aux costés d'une image de la sainte Vierge, revêtus de soutanne rou^e, et surplis à la romaine par dessus, l'aumusse sur les épaules ; au bas de laquelle peinture est une écriture en lettres gothiques, dont la plus grande partie des mots sont effacés de vétusté, et, cependant, on lit ces mots : <l Gy gissent vénérables et discrettes

personnes maître le Yiel et Jean , chanoines de cette

église. T> Le surplus ne pouvant se- lire.

(1) Nous avons conservé Torthographe du garde- noteSt ^{ui n'était pas de la première force sur ce point.

IV. Ensuite, \e. dict sieur du Bouchât, assisté comme dessus, nous a cooduil derrière l'autel de Saint-Gervais et Protais, au dernier pillier, du costé du midy, où il nous a fait voir un tableau sur bois attaché avec des pattes de fer, sur lequel est dépeinte la figure d*un chanoine revêtu d'une soutanne rouge et un surplis, ayant Taumusse sur l'épaule par dessus le surplis, à genoux, les mains jointes, devant une image de la sainte Vierge, et l'image de sainte ^fadelaine au costé droit du dict tableau ; au bas duquel tableau est Tinscription en lettres gothiques dont la teneur s'en suit : « Dessous la tombe qui est ci devant, gist vénérable et discrète personne messire Gauithier Âlips, jadis chanoine de céans, curé de la Madeleine et archiprestre de Paris ; qui a fondé une messe de Notre-Dame perpétuelle^ qui se doit célébrer à nettes tous les lundys de Tan en la chapelle de Notre-Dame, qui est ci devant, par les maistre et enfanB d'aube de céans, et a ordonné que le prestre aura deux sols et deux deniers pour la messe; et après cette messe, un Libéra et les collectes seront dites sur la fosse ; il y aura deux deniers tournois (pour) le dict maître et chacun des dicts enfants un denier.

B Et avec ce a fondé un anniversaire perpétuelle en cette église, et pour le faire, a laissé et donné à icelle deux maisons qu'il avait à Paris, une autre qu'il avait à Chartres, et autres terres qui sont auprès de Poissy; que tout peut bien valoir par an environ 17 à 18 livres tournois. Lequel trépassa le 29® jour de juillet Tan 1420. Priez Dieu pour l'âme de luy. Amen, »

V. Ensuite, le dit sieur du Bouchât, assisté comme dessus, nous a conduit de l'autre côté du chœur, vis-à-vis la porte septentrionale de la dite église, et nous a fait remarquer une peinture sur le mur du chœur, où est représenté un chanoine à genoux^ les mains jointes, devant une image de la sainte Vierge, présenté par une figure qui représente saint Simon ; laquelle figure de chanoine, nous avons remarqué être revêtue de soUtanne rouge^ un surplis à la romaine par dessus, ayant une aumusse sur le bras droit ; au dessous des dites figures peintes, sont des mots en écriture gothique qui contiennent ce qui suit : <( Ci gist devant, sous une tombe signée pour figure ensevelie, messire Simon Laurandeau, jadis doyen de Frasnay et chanoine de Nevers ; qui trépassa Tan 1442, le 22® jour du mois de mars. Priez Dieu que par la grâce de ses péchés pardon luy fasse. Amen. »

YI. Ensuite, le dict sieur du Bouchât nous a conduit, assisté comme dessus, dans la chapelle dite de la Passion, en la dite église, où étant, il nous a fait remarquer un tableau sur bois servant à fermer le rétable de Tautel de la dite chapelle, sur lequel tableau est représenté un chanoine vestu de soutanne rouge^ surplis à la romaine par dessus, Taumusse sur le bras gauche, agenouillé entre les images de saint Pierre et de sainte Madeleine ; au bas duquel tableau sont les armes du 'dict chanoine, qui sont : <e D argent, à trois besants de gueules, deux en chef et un en pointe; le tour du dit écusson encrené de sable, t^ Au bas duquel tableau sont écrits les mots latins qui suivent : 0 bone Jésus rogo te, imprime in corde meo vulnera tua et amorem tuum.

VII. Et nous a fait remarquer aussy que l'écusson des armes cy dessus désignées sont en bas de la grande vitre de la ditte chapelle, en outre contre le mur, vis-à-vis l'autel, au dessous des bases de deux colonnes, qui servaient de cadre à une épîtaphe qui n'y eist plus, et aussy à la balustrade de bois fort ancienne qui sert de clôture à la dite chapelle En outre, nous a fait remarquer dans la mesme chapelle, au dessus du rétable, la figure en peinture d'un chanoine vêtu d'une soutanne rouge^ un surplis à la romaine et une aumusse sur le bras droit, à genoux devant un cruciQx aussy peint sur le mur.

YIII. Ensuite, et à Tinstant, le dit sieur du Bouchât, assisté comme dessus, nous a requis de nous transporter à Téglise paroissiale de Saint^Arigle de cette ville, de laquelle messieurs sont curés primitifs; où étant entré, après avoir adoré le Très-Saint-Sacrement, ledit sieur du Bouchât nous a fait remarquer au second vitrail, au côté droit en entrant par le grand portail, qu'il y avait sur les vitres la figure du sieur OlMer et de toute sa famille, présentés par saint Jean et sainte Reyne à un Enfant-Jésus naissant ; à côté desquels sont les figures de deux ecclésiastiques, dont l'une représente un chanoine vêtu de soutanne rouge^ surplis à la romaine et l'aumusse sur le bras gauche, qui est la figure du sieur Michel Olivier, dianoine, thrésaurier de l'église cathédrale de Saint Cir de Nevers, ainsy qu'il apert sur l'épitaphe qui est vis-à-vis, gravée sur la pierre, dattée de l'an 4592, ainsy qu'il suit : a Gy gis! vénérable et dfscrette personne messire Michel Olivier, en son vivant licencié en droite

thrésaurier et chanoine de l'église de Nevers, cur^ de Saint-Parizze; lequel a fondé, etc. Lequel trépassa te 4 septembre 15%2. Priez Dieu pour eux. >

De toutes lesquelles figures, représentations et habillements rouges cy dessus spéciûés et détaillés, nous avons donné acte au dict sieur du Bouchât, chanoine et syndic, pour servir à mes sieurs du chapitre en temps et lieu, ce que de raison ; en présence des dits sieurs cy dessus dénommés, et qui ont signé avec nous, dont acte et soit contrôlé.

Et ont signé: Berger du Bouchât, syndic; Guéron, grand-chantre ; Du Val de Bonneyal, chanoine, archidiacre ; l*Ane et Boury, notaires royaux.

a Nevers. U juillet 1742.

Monseigneur,

Comme les dignités et chanoines capitulants de l'église de Nevers ont été anciennement dans le droit et la possession de porter la soutanne rouge aux offices des fêtes annuelles et solennelles, notre chapitre s'est déterminé à faire reYenir cet usage ; mais avant de statuer et de rien écrire, nous avons cru ne devoir rien faire sans avoir l'agrément de Votre Grandeur.

Vous êtes. Monseigneur, le supérieur en particulier de notre chapitre, et en général de toutes les églises de la province de Sens. Nous avons commencé par consulter les chapitres de Sens et d'Auxerre, pour savoir quel était leur usage, et comment ils en ont agi dans ces circonstances. Après leurs réponses qui nous sont favorables^ et qui nous font connaître que nous avons des monuments existants et sufOsants pour rentrer dans notre usage, nous en avons conféré avec Mgr notre Evèque, qui y a consenti et nous a promis d'en signer la conclusion, comme a fait Mgr Tévéque d'Auxerre en &veur de son chapitre.

Nous avons l'honneur, Monseigneur, de vous envoyer une copie do procez-verbai que nous avons fait faire pour constater ces monuments. Nous sommes heureux de méditer ce dessein sous votre pontificat si précieux pour la Religion et l'Etat ; et ragrément que noue espérons avec confiance obtenir àe Votre Grandeur donnera une

nouvelle force aux monuments précieux qui nous font faire les démarches nécessaires pour rentrer dans notre ancien usage.

Nous nous flattons, Monseigneur, que vous voudrés bien nous honorer d'une réponse, et nous continuer la grâce de nous croire dans les sentiments du plus profond respect,

Monseigneur, De Votre Grandeur,

Les très-humbles et très-obéissants serviteurs.

Les doyen, cfwnoines et chapitre de réglise cathédrale de Nevers,

DoLLET DE SoLiÊRE, doyen ; Guéron, grandchantre; DuvAL DE BoNNEVAL, archidiacre;

id. DE BoRNiOL, chanoine, secrétaire ;

DE La Garde, chan.

Au dos de cette deuxième pièce se trouve écrit ce qui suit :

m Papiers concernant le consentement qu'a donné Mgr Tarchevèque de Sens à ce que MM. les dignités et chanoines capitulants de Nevers reprissent l'usage de la soutanne rouge au chœur, les jours de festes annuelles et solennelles.

» L'ordonnance rendue à cet effet se trouvera dans le grand registre des provisions de Tannée 1742, fol. i03 et suivants, verso et recto. »

Nevers, 25 juillet 1742.

Monseigneur ,

Nous serons à jamais. pénétrés de la plus vive reconnaissance de la lettre toute gracieuse dont vous nous avez honorés, et du décret que Votre Grandeur nous a envoyé dans un paquet qui nous a été remis par Mgr notre Evèque. Ils ont été reçus avec une joie remplie de la plus juste soumission. Nous les avons communiqués à M. notre Prélat ; il nous a marqué qu'il nous continuait toujours son consentement, mais il ne veut nous le donner par écrit qu'après en avoir demandé l'avis de M. le cardinal-ministre. Il ne nous avait pas fait cette difficulté quand nous en conférâmes avec luy avant de nous

adressera Votre Grandeur; mais il se pourrait, Monseigneur, que certains esprits luy auraient inspiré de ne pas signer d'actes qui pussent concourir avec votre décret.

Comme il en doit écrire à Son Eminence,* nous vous supplions, Monseigneur, de vous intéresser pour nous auprès de ce digne ministre, qui estime trop Votre Grandeur pour ne pas lui donner la satisfaction de protéger son décret, qu'elle n'a donné qu'étant bien sûre du consentement de Mgr l'Evéque, lequel a non-seulement précédé vos ordres, mais Ta encore suivy lundy dernier en présence de quatre commissaires de notre compagnie. Nous gardons très-précieusement ces monuments de vos bontés, et nous réclamons la protection de notre vray et légitime supérieur pour lequel nous avons une vénération étemelle ; c'est dans ces sentiments et ceux du plus profond respect que nous avons l'honneur d'être,

Monseigneur, De Votre Grandeur,

Les très-humbles et très-obéissants serviteurs.

Les doyen, chanotTies et chapitre de Véglise de Nevers,

DoLLET DE SoLiÈRE, doyou ; GuÉRON, grand-chautre ;

DE BoNNEVAL, archidiacre de La. Garde, chan.;

Berger du Bouchât, chan., eyndic de Borniol^

chan., secrétaire.

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