‹ Les congregations religieuses dans le diocese de Nevers: Congregations de femmesChapitre 33 sur 83 · LES URSULINES A SAINT -PIERRE-LE-MOUTIER · texte numérisé non relu

LES URSULINES A SAINT -PIERRE-LE-MOUTIER

Dans un siècle qui comprenait Timportance de l'instruction pour les jeunes filles, Saint-Pierre-le-Moûtier ne pouvait demeurer en arrière. Les officiers du présidial de cette ville devaient avoir à cœur de procurer à leurs enfants cette éducation sérieuse qui les mettrait en position de paraître dans le monde avec distinction. On s'adressa donc à Eustache de Chéry , évoque de Nevers , pour obtenir l'autorisation d'établir un couvent d'Ursulines. Il était impossible que le monastère de Nevers leur en fournît ; il venait de fonder la maison de Moulins-Engilbert ; il fallut donc recourir ailleurs. On s'adressa à Corbigny. Les échevins de Saint-Pierre-le-Moûtier s'étaient empressés de préparer le local destiné à les recevoir, et, en 1647, d'après la permission octroyée par Tévéque de Nevers, un certain nombre de religieuses partirent de Corbigny pour se rendre à leur nouvelle destination. Leur monastère occupait un ample terrain au faubourg de Nevers, avec une belle cour au centre des constructions et un vaste jardin pouvant suffire à tous les besoins de la maison. Cependant l'enclos fut assez longtemps sans être muni de murs; ce ne fut qu'en 1663 et 1G64 que la ville, sur la demande des religieuses, se détermina à compléter son œuvre (2). Pendant la Révolution cette maison servit de prison à cette petite cité qui avait abandonné son nom de Saint*Pierre-le-Moûtier pour prendre celui de Briifuj-jg-ifa^namme. Plus tard on en fit l'hôpital, desservi par les sœurs de la Charité et Instruction chrétienne de Nevers, et on y établit les classes communales des filles.

{\) Le Morvandj première édition, tome II, p. 188. (2) Registres de la commune de 1663,

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