‹ Les congregations religieuses dans le diocese de Nevers: Congregations de femmesChapitre 36 sur 83 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

ORIGINE DE LA CONGRÉGATION. — PREMIERS ESSAIS. — CONSTITUTIONS — PÈRES DE L'ORATOIIŒ.

Près d'un siècle après la fondation de la congrégation de Notre- Dame par le bienheureux Pierre Fourier, à Mattincourty une œuvre du même genre, mais plus complète» devait surgir dans une petite ville du Nivernais, connue sous le nom de Saint-Saulge, et dans des circonstances tout à fait identiques. Comme le bienheureux Pierre Fourier, le fondateur des sœurs de la Charité méditait depuis longtemps devant Dieu sur les moyens à employer pour répondre à un double besoin qui se faisait sentir dans la localité qu*il habitait^ quand Dieu suscita à Saint-Saulge, comme à Mattincourt, deux jeunes filles enflammées par Tamour de Dieu et du prochain, et déterminées à faire tous les sacrifices pour remplir la double mission qui leur était proposée : Téducation des jeunes filles et le soin des malades. . Celui qui avait conçu ce projet était dom de Laveyne, bénédictin, sacristain du prieuré de Saint-Saulge. Avant tout, nous devons entrer dans quelques détails relativement au pieiix fondateur de la nouvelle congrégation.

Jean-Baptiste de Laveyne était né à Saint-Saulge, le 11 septembre 1653i Son père exerçait avec honneur l'étal de chirurgien, et sa mère se faisait remarquer par sa piété. lis ne négligèrent rien pour l'éducation de leur fils , qu'ils envoyèrent d'abord à Nevers, puis à Autun, pour faire ses études, qu'il compléta à Paris. Porté aux amusements et à la dissipation, il eut à soutenir contre son caractère des luttes terribles avant de se déterminer à embrasser l'état ecclé^

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