SCEUR LOUISE FERRAND, 16* SUPÉRIEURE GÉNÉRALE
Née à Marnay, commune de Feux, diocèse de Bourges, arrondissement de Sancerre, le 20 avril 1801, Louise Ferrand appartenait à une famille éminemment chrélienne,.G[ui.avait à cœur de développer en elle les bonnes qualités que la Providence lui avait inspirées dès l'âge le plus tendre. En 1812, ses excellents parents la placèrent au pensionnat des sœurs de la Charité de Nevers, rue Saint-Martin; ce fut dans cette maison que Dieu fit naître en elle le désir de se consacrer à son service.
Entrée au noviciat le 25 janvier 1822, elle fut admise à la profession le 30 octobre 1823, puis envoyée à Paris, à l'asile de la Providence de Montmartre, pour y soigner les vieillards admis dans cet établissement. Appelée à la communauté de Nevers en 1859 pour y remplir la charge d'assistante, devenue vacante par la mort de sœur Julie Fouilloux, elle remplit ces fonctions jusqu'à la mort de la vénérable Mère Philippine, et fut élue supérieure générale le 24 juin 1861, malgré sa répugnance pour des fonctions que son humilité lui faisait considérer camme étant au-dessus de ses forces. Cependant , la Mère Louise Ferrand sollicita et obtint la faveur de ne ne pas être proposée pour un second triennat , mais elle ne put refuser les fonctions d'assistante, que l'obéissance lui Ht un devoir d'accepter.
On comprend qu'il lui avait été impossible, en aussi peu de temps, d'augmenter les établissements de la Congrégation. Cependant, sous son administration fut fondée : 1^ en 1862, la maison de Châtillonen-Bazois, grâce aux soins et à la générosité de Mme la marquise d'Hunolstein de Pracomtal, qui ne recule devant aucun sacrifice quand il s'agit de bonnes œuvres. Elle a su donner à cette maison un développement que pourraient lui envier nombre de localités plus importantes. Pensionnat, externat, asile, tout est au complet.
2» En 1863, M. Tabbé Voillot, chanoine d'Âutun» voulut doter Marigny-l'Eglise, sa paroisse natale, d'un établissement dirigé par les sœui*s de Nevers, avec classes et miséricorde. Cet établissement rend d^éminents services à la contrée.
3o La même année, à la demande de Mme de Bois d'Hyver, Epônes, près de Mantes, diocèse de Versailles, vit arriver des sœurs de la Charité de Nevers pour diriger une miséricorde, des classes et un asile.