I. — SŒURS DE LA PROVIDENCE DE PORTIEZ
La congrégation des sœurs de la Providence de Portieuz, diocèse de Saint- Dié (Vosges), où est encore actuellement la maison-mère, fut fondée en 1763 par un saint prêtre, M. Tabbé Moye, d'abord vicaire de Saint-Victor à Metz, et ensuite vicaire apostolique. Le but du fondateur était l'instruction des enfants pauvres de la campag^ne et le soin des malades ; depuis, on a modifié cet article : les religieuses de la Providence vont indistinctement partout où on les demande.
Le fondateur a également établi en Chine, en 1779, une association de vierges chrétiennes, directrices des écoles de filles dans la province du Su-Tchuen qu'il évangélisait.
Les pieuses filles de M. Moye, chassées de France par la Révolution de 1793, s'empressèrent d'y rentrer à la faveur du sénatusconsulte du 26 avril 1802. Une ordonnance royale du 2 août 1816 vint bientôt donner une existence légale à cette congrégration et confirmer ses statuts, et en 1824, dans le seul département des
Vosges, on comptait 89 établissements; en 1872 on en comptait 683 répandus par toute la France (1).
Après les sœurs de la Charité et Instruction chrétienne de Nevers, qui ont dans le diocèse plus de 40 maisons, les sœurs de la Providence de Portieux sont les plus répandues; elles comptent actuellement parmi nons 23 établissements, tous entourés de Ta^ctueuse sympathie des fondateurs et du respectueux attachement des populations; nous en donnons la liste en suivant Tordre alphabétique :
Âlligny-en-Morvand, — Anlezy, — Beaumont-SardoUes, — Bona,
— Cercy-la-Tour , — Cervon, — Chantenay, — Colméry, — La Chapelle -Saint- André, — Lamenay, — Lys, — Magny- Cours, — Menou, — Montigny- sur -Canne, — Montreuillon, — Mouron, — Moussy, — Ouagne, — Saint-Parize-le-Châtel, — Saiote-Péreuse,
— Saizy, — Semelay, — Verneuil.