CONGRÈS RÉGIONAL DE L'UNION FÉDÉRATIVE DU
centre, paris, 1885. — Le Congrès de Rennes; / ait décidé que le prochain Congrès nationalV/;'. -
av
siégerait à Lille en 1885. Mais les ressorts du parti possibiliste se détendaient peu à peu. Il n'y eut pas, en 1885^ de Congrès national. L'Union fédérative du Centre, en qui se concentrait de plus en plus toute la vie active du parti, tint à Paris, du 3 au 10 mai, son Congrès régional. Ce Congrès fit œuvre importante :
il dirigea, en vue des élections générales qui devaient avoir lieu cette même année, un programme nouveau.
Le programme législatif, que précédaient, bien entendu, les considérants de Saint-Etienne^ et qui, tout en insistant sur la « partie politique », conservait, dans sa « partie économique », la plupart des articles du Havre, se faisait remarquer par une tendance communaliste des plus prononcées. (C'est, par exemple, à la commune, et non plus à l'Etat, que devaient faire retour les héritages en ligne collatérale et, les héritages en ligne directe dépassant 20 000 francs.) Mais en outre, le Congrès de Paris ajouta au programme législatif un programme municipal infiniment plus précis et plus étudié, et il semble bien que les chefs du parti aient attaché à cette innovation une véritable importance doctrinale. Rendre la commune maîtresse de son administration, de son armée, maîtresse absolue de son budget, maîtresse de ses services publics, c'était assurément à leurs yeux. non seulement réformer, dans le sens des inté- . rets ouvriers, la société actuelle, mais prépare? „\ \les bases politiques de la société future. Par II •V."«*se trouva poussé à sa dernière limite le prin
cipe de la décentralisation, de l'autonomie fédérale. Par là se trouvait aggravé le désaccord théorique qui avait été l'origine, ou le prétexte, du schisme de Saint-Etienne entre les éléments fédéralistes et les éléments centralisateurs du parti.
Ce volume a été composé et tiré par des ouvriers syndiqués.
P1TH1VI1ÎR8. — IMPRIMERIE L. GAUTHIEB
Ir. 50.
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