CHAPITRE V
Ce que je dirai ici du mariage ne sera pas en rapport avec l'importance de cette consécration. Je serai, en effet, assez bref. Et ceci vient de ce que j'ai exposé l'essentiel sur cette question dans mon volume sur le Système politique d'Auguste Comte. Dans le chapitre sur la famille, j'ai réuni les plus beaux textes d'Auguste Comte relatifs à l'union conjugale, au rôle de la femme, au rôle du mari, etc. Pour ne point me répéter, je dois donc ici me contenter de développer et éclaircir un ou deux points sur lesquels j'avais alors passé un peu vite,
et en exposer un ou deux que j'avais négligés.
Avec le mariage nous nous trouvons en face d'un des actes les plus importants de l'existence, les plus importants et au point de vue social et au point de vue individuel.
Au point de vue social d'abord, c'est l'acte qui fonde la famille, qui fonde donc la cellule sociale. Je dis la cellule sociale. D'après Auguste Comte, en effet, comme d'ailleurs d'après tous les grands philosophes ou sociologues conservateurs, les Donald, les Maistre, les Le Play, la société est composée de familles et non d'individus. Un système quelconque, disait Comte, ne peut être composé que d'éléments semblables à lui et seulement moindres. Or les individus ne sont pas des êtres semblables à la société ; la famille est un être semblable. Les deux
principaux caractères de la société, en effet, et d'où découlent; pourrait-on presque dire, toutes ses autres particularités, c'est qu'elle est un être composé, collectif, et qui se prolonge dans le temps. Or l'individu, au contraire, est un et éphémère. Mais il n'en est pas de même de la famille. Ces deux caractères de durée et de composition on les retrouve en elle. En sorte que l'on peut dire que la famille est la plus petite des sociétés, ou la société la plus grande des familles.
Ceci n'est pas une vaine querelle théorique. On peut être certain que les résultats pratiques auxquels on tendra seront très différents suivant qu'on avancera que la société est une collectivité d'individus, ou qu'elle est une collectivité de familles. On peut même presque assurer que, suivant que l'on tiendra pour l'une ou l'autre thèse, on se ralliera aux révolutionnaires ou aux conservateurs. Si la société
n'est pas autre chose qu'une collectivité d'individus, vous croirez gouverner, légiférer pour le plus grand bien de la société en légiférant et gouvernant exclusivement pour les individus. L'individu sera l'unique objectif. Or toutes les utopies révolutionnaires, toutes les utopies antisociales, ont là leur source. Avoir pour unique objectif l'individu, c'est avoir pour unique objectif le présent, l'éphémère. C'est donc bien risquer de faire comme celui qui, insouciant de l'avenir, mange son capital en même temps que son revenu, ou qui place son capital à fonds perdu. Ceci est sans inconvénient pour le particulier qui ne laisse personne derrière lui et qui peut se moquer de ce qui adviendra après lui. Mais la société ne peut agir ainsi. La société, elle, n'est pas seulement le présent, elle est le passé, elle est l'avenir. Et Tonne peut satisfaire aux besoins de la société en considérant seulement le
présent ; il faut consulter le passé, il faut ménager et préparer l'avenir.
Or ceci, qu'on néglige lorsqu'on n'a en vue que l'individu, on ne risque point de l'oublier lorsque c'est à la famille que l'on pense ; et l'on pense toujours à la famille lorsqu'on part de ce grand principe que la société est composée de familles et non d'individus. Je dis qu'on ne risque point de l'oublier, c'est-à-dire qu'on ne risque point d'oublier la nécessité de la tradition et la nécessité de la prévoyance, car la famille c'est, comme la société, non seulement le présent, mais aussi le passé et l'avenir.
De plus, si vous reconnaissez que la famille est la véritable cellule sociale, ce qui implique que là se retrouvent, tout au moins en germe, les mêmes dispositions essentielles qui caractérisent la société, vous verserez avec plus de difficulté dans l'utopie. Il vous est.
CONSECRATIONS
en effet, plus difficile de nier les véritables besoins sociaux si vous avez commencé par les considérer dans la famille. Comment nier dans la famille, par exemple, la nécessité d'une autorité, d'une volonté directrice, d'un chef, et par contre la nécessité de la soumission chez tous les autres membres? Comment nier l'utilité de la division des fonctions, lorsqu'on constate les effets heureux qui résultent dans la famille de cette sorte d'ébauche de la distinction des deux pouvoirs, qui est représentée par l'autorité temporelle du pèreet l'influence morale de la femme ?
Bref, comme le disait Comte, la société ne peut prendre de meilleur modèle, pour sa constitution, que la famille. Sans, du reste, ajoutait-il, qu'elle puisse jamais espérer atteindre à la perfection de ce modèle. Jamais ailleurs, en effet, on ne pourrra atteindre notamment à une autorité aussi absolue
unie à un aussi entier dévouement, à une soumission aussi respectueuse et aussi spontanée, à un aussi grand respect du passé, garanti qu'il est par le respect envers les parents et les ancêtres, à une telle prévoyance de l'avenir, éclairée et stimulée qu'elle est par l'amour envers les enfants.
De tout ceci une société bien constituée fait état et profite. Aussi, pour savoir si une société est bien dirigée, on peut presque avancer qu'il suffit de voir quelle place y est donnée à la famille.
Si on consolide la famille, et si on lui donne à jouer dans la société un rôle important, il ne s'ensuivra pas d'ailleurs seulement une société conservatrice ; il y aura les plus grandes chances pour qu'il en résulte aussi une société moralisée. C'est dans la famille, en effet, qu'il est donné à l'homme de faire
le meilleur de son éducation morale. On sait ce que le positivisme entend au juste par « faire son éducation morale ». C'est développer les sentiments altruistes qui existent, il est vrai, naturellement dans le cœur humain, mais qui, en dehors de toute culture, n'y existent qu'à l'état de germe, à rencontre des sentiments égoïstes qui sont spontanément très vigoureux, appelés qu'ils sont de suite et à tout instant à satisfaire aux nécessités de l'existence de l'individu. Mais j'ai déjà exposé tout cela; je n'y insiste donc pas. J'ai également déjà exposé que cultiver un sentiment, c'était l'exercer, lui donner occasion de s'employer. Or nulle part ailleurs les sentiments altruistes n'ont meilleure, plus efficace occasion de s'employer que dans la famille. La famille suscite, en effet, des relations spéciales éminemment propres à exercer les divers penchants sociaux, attachement,
vénération, bonté. Et cela ne vient pas seulement, dit Comte, de ce que les affections domestiques se trouvent mieux circonscrites que toutes autres, ce qui leur donne de laforce, car un sentiment prend de la force en se concentrant ; mais cela vient aussi de ce que telles affections sont moins pures, moins vraiment désintéressées que d'autres. Il s'y mêle, tout au moins à leur origine, une certaine part d'égoïsme, de personnalité. Ainsi l'amour conjugal se trouve soutenu, stimulé, par un instinct égoïste, l'instinct sexuel. De même il y a dans l'amour paternel et maternel quelque chose comme l'amour que l'on a pour son bien, son œuvre, sa propriété. Certes, on peut aimer ses enfants, son conjoint, plus ou moins en égoïste. On peut même arriver à rendre de tels sentiments totalement purs et désintéressés Car, comme le dit Comte, la tendresse est en elle-même si douce à éprouver
que quand elle a commencé sous une impulsion quelconque, elle tend à persister par son propre charme après la cessation de la stimulation initiale. Mais enfin il n'en reste pas moins qu'ici, dans l'impulsion initiale de l'altruisme, il entre une certaine part d'égoïsme.
Il y a là comme un merveilleux artifice de la nature qui se sert de ce qui est fort en nous, le désir de prendre, afin de nous amener à connaître la douceur de donner. Or, disait Comte, cette douceur de donner, cette douceur de vivre pour autrui, qui constitue le vrai bonheur humain, nulle part ailleurs ne peut être aussi grande, aussi profonde que dans l'union conjugale, car nulle part ailleurs il ne peut exister une telle plénitude de confiance et d'abandon. Aussi, ajoutait-il, il faut regarder le mariage comme ayant pour principale destination de compléter et consolider l'éducation
du cœur en développant les plus pures et les plus vives de toutes les sympathies humaines.
Je dis mariage. Mais ne pourrais-jepas dire union de l'homme et de la femme? Non point. Car pour qu'une telle union remplisse tout son effet moral, il faut que d'une manière générale elle soit mariage, c'est-à-dire union consacrée dans certaines conditions. Je dis d'une manière générale, car évidemment on peut trouver des exceptions. Et si notamment nous prenons l'exemple de Comte, il est certain que de son mariage il n'a rien retiré de bon, et qu'il a, au contraire, retiré un grand perfectionnement moral de son amour idéal pour Clotilde de Vaux Mais Comte était un cœur exceptionnel, et on ne peut généraliser son cas. II était de ces organisations énergiques dont il parle, ces organisations énergiques qui, disaitil, seules susceptibles d'affections profondes,
n'ont peut-être besoin de la solennelle intervention de la puissance sociale que pour compléter leur doux bonheur par une noble publicité. Mais, ajoutait-il, chez l'immense majorité, où tout est médiocre en bien comme en mal, chaque vie privée, sans ce frein salutaire de la sanction sociale, se consumerait bientôt en capricieux essais aussi désastreux quesuperflus. — Les cœurs sont d'ordinaire si versatiles, disait-il encore, que la société doit intervenir afin d'éviter des irrésolutions ou des variations dont le libre cours tendrait à faire dégénérer l'existence humaine en une déplorable suite d'essais, sans issue comme sans dignité. — C'est dire suffisamment que Comte n'admettait pas le divorce. C'est que, selon lui, l'union de l'homme et de la femme ne pouvait avoir son plein effet moralisateur qu'en étant à la fois exclusive et indissoluble. Aucune intimité, disait-il, ne peut être pro-
fonde sans concentration et sans perpétuité ;
sans perpétuité, car, ajoutait-il, la seule idée
du changement y provoque. C'est là une de
ces remarques profondes qu'on ne saurait
trop méditer, et qui montrent quelle connais-
sance Auguste Comte avait du cœur humain.
Certains trouveront peut-être qu'il y a quelque
chose de plus noble, de plus beau, à n'être uni
que de par sa seule volonté, je veux dire sans
y être contraint par aucune obligation ni
religieuse ni civile. Cela est peut-être beau,
en effet, en théorie, mais ce sont les résultats
qu'il faut voir. Or, dans la plupart des cas,
les résultats auront moins de noblesse. Car,
dans la plupart des cas, les résultats ne feront
que mettre en évidence la fragilité de tels
liens et la faiblesse du cœur humain. On
peut d'ailleurs le constater là où le divorce
s'est déjà véritablement implanté dans les
mœurs.
Mais cette absence de contrainte est-elle du moins une garantie de bonheur pour l'être humain ? C'est une idée que, de nos jours, on cherche assez à répandre. Mais Auguste Comte s'est élevé avec force contre une telle erreur. « L'absence actuelle de tous principes moraux et sociaux, écrivait-il, permet seule de comprendre qu'on ait osé ériger doctoralement linconstance et la frivolité des affections en garanties essentielles du bonheur humain. » Et il ajoutait: a L'obligation de conformer sa vie à une insurmontable nécessité, loin d'être réellement nuisible au bonheur de l'homme, en constitue ordinairement, au contraire, pour peu que cette nécessité soit tolérable, l'une des plus indispensables conditions, en prévenant ou contenant l'inconstance de nos vues et l'hésitation de nos desseins ; la plupart des individus étant bien plus propres à poursuivre l'exécution d'une con-
duite dont les données fondamentales sont indépendantes de leur volonté qu'à choisir convenablement celle qu'ils doivent tenir, on reconnaît aisément, en effet, que notre principale félicité morale se rapporte à des situations qui n'ont pu être choisies, comme celles, par exemple, de père et de fils. »
Mais il y a le cas où l'obligation de conformer sa vie à une insurmontable nécessité est une chose intolérable; il y a le cas des mariages irrémédiablement malheureux. Et ici l'indissolubilité du lien n'est-elle pas une entrave au bonheur, puisqu'elle vous interdit d'essayer à le reconstituer ailleurs ? — Il est vrai, et si les partisans du divorce et de l'union libre veulent argumenter d'après de tels cas, ils triompheront aisément. C'est d'ailleurs un moyen assez employé, par ceux qui cherchent à démolir, que de mettre en avant des cas exceptionnels. Or, rien ne peut résister à
un tel procédé. Vous voulez détruire la monarchie, vous dites : Il y a des rois qui sont des tyrans. Vous voulez détruire l'autorité paternelle, vous dites : 11 y a des pères incapables ou injustes. Vous voulez détruire la famille, vous dites : Il y a des unions intolérables. Et cela est évident, puisque tout cela tient à l'imperfection de l'homme, et que cette imperfection n'est pas niable. Mais, je le répète, si on veut tirer argument de cela pour nier telle ou telle autorité, telle ou telle nécessité, on en arrive forcémen à la négation de tout. Et la sagesse veut qu' n tout on s'en tienne à ce principe posé par Auguste Comte : la généralité nécessaire des règles ne doit pas être jugée d'après leurs anomalies.
Tout ce que l'on peutfaire, c'est de travailler à ce que ces anomalies se fassent plus rares. Or, pour ce qui est du mariage, Comte pensait
qu'il est une réforme qui, si on pouvait arriver à l'implanter dans les mœurs, empêcherait beaucoup d'unions malheureuses de se conclure; cette réforme, ce serait la suppression des dots et des héritages pour les femmes. Il y a sur cette question quelques textes d'Auguste Comte que je suis heureux d'avoir l'occasion de rapporter ici, car ces textes sont importants et intéressants. Dans s )n Système de politique positive d'abord, Comte écrit : ({ Uhomme doit nourrir la femme .-ieWe est la loi naturelle de notre espèce en harmonie avec l'existence essentiellement domestique du sexe affectif. Cette règle, que manifeste même la plus grossière sociabilité, se développe et se perfectionne à mesure que l'évolution humaine s'accomplit. Tous les progrès matériels que réclame la situation actuelle des femmes se réduisent à mieux appliquer ce principe fondamental, dont les conséquences doivent
réagir sur toutes l'S relations social s, surtout quant aux salaires industriels...
« Tel est donc, à ce sujet, le vrai sens général de la progression humaine : rendre la vie féminine de plus en plus domestique, et la dégager davantage de tout travail extérieur, afin de mieux assurer sa destination affective. Les privilégiés ont déjà reconnu que tout effort pénible doit être épargné aux femmes. C'est presque le seul cas oui nos prolétaires doivent imiter, quant aux relations des deux sexes, les mœurs de leurs chefs temporels. A tout autre égard le peuple occidental sent mieux qu'eux les devoirs pratiques des hommes envers les femmes. 11 rougirait même le plus souvent des barbares corvées imposées encore à tant de femmes, si notre régime industriel permettait déjà d'éviter une telle monstruosité. C'est surtout parmi nos grands et nos riches qu'on voit ces vils marchés,
d'ailleurs si fréquemment frauduleux, où une immorale intervention détermine à la fois la dégradation d'un sexe et la corruption de l'autre. En faisant mieux ressortir la vraie vocation de la femme, et en élargissant davantage le choix conjugal, les mœurs modernes éteindront rapidement la honteuse vénalité résultée aussi de lusage des dots, déjà presque nul chez nos prolétaires. Le principe positiviste sur les obligations matérielles de l'homme envers la femme écartera systématiquement ce reste de barbarie, même parmi nos privilégiés. Pour y mieux parvenir, il suffira de réaliser une dernière conséquence de la théorie sociologique du sexe affectif, en interdisant aux femmes tout héritage. Sans cette suppression, celle des dots serait éludée par un escompte spontané. Dès que la femme est dispensée de loute production matérielle, c'est à l'homme seul que doivent revenir les
instruments de travail que chaque génération prépare pour la suivante. Loin de constituer aucun vicieux privilège, un tel mode de transmission se lie naturellement à une grave responsabilité. Ce n'est point parmi les femmes que cette mesure complémentaire suscitera une sérieuse opposition. Une saine éducation leur en fera d'ailleurs comprendre l'utilité personnelle, pour les préserver d'indignes poursuivants. Cette importante prescription ne doit même devenir légale qu'après avoir librement prévalu dans les mœurs par l'universelle conviction de son aptitude à consolider la nouvelle constitution domestique. »
Et dans son Catéchisme positiviste, Comte, revenant sur cette question, écrit encore: « Le double office fondamental de la femme, comme mère et comme épouse, équivaut, envers la famille, à celui du pouvoir spirituel dans l'Etat. Il exige donc le même affranchis-
sèment de la vie active, et une pareille renonciation à tout commandement. Ce double isolement est encore plus indispensable à la femme qu'au prêtre, pour conserver la prééminence affective où réside son vrai mérite, moins susceptible que la supériorité mentale de résister aux impressions pratiques. Toute femme doit donc être soigneusement préservée du travail extérieur, afin de pouvoir accomplir dignement sa sainte mission. Volontairement renfermée au sanctuaire domestique, elle y poursuit librement le perfectionnement moral de son époux et de ses enfants, dont elle y reçoit dignement les justes hommages.
« Une telle constitution repose matériellement sur cette règle fondamentale que le positivisme a seul systématisée, mais qui fut toujours pressentie par l'instinct universel : L'homme doit nourrir la femme... Mais l'accomplissement de cette condition nécessite
aussitôt une autre institution, la renonciation des femmes à tout héritage. Cette libre exhérédation est aussi motivée que celle des prêtres, soit pour prévenir une influence corruptrice, soit afin de concentrer les capitaux chez ceux qui doivent en diriger l'emploi. La richesse est même plus dangereuse aux femmes qu'au sacerdoce, comme altérant davantage la prééminence morale que la supériorité mentale. Enfin l'exhérédation féminine fournit le seul moyen de supprimer l'usage des dots, si pernicieux à tant de familles, et directement contraire à la véritable institution du mariage. Mais, afin que l'ensemble de ces motifs conserve toute sa validité, il faut que l'exhérédation féminine reste pleinement volontaire, sans résulter jamais d'un commandement légal... »
Et Auguste Comte continue : a La religion positive aura peu de peine à faire prévaloir
cette résolution parmi les femmes, quand leur existence matérielle sera dignement assurée d'après les devoirs privés garantis par les convictions publiques. On a souvent déploré les caprices que produit la richesse oisive chez celles qui veulent ainsi commander au lieu d'aimer. Mais la dégradation morale m'a paru plus grande encore quand la femme s'enrichit par son propre travail. L'âpreté continue du gain lui fait perdre alors jusqu'à cette bienveillance spontanée que conserve l'autre type au milieu de ses dissipations. Il ne peut exister de pires chefs industriels que les femmes. »
Et Comte finit par cette remarque : Les femmes doivent comprendre a que toute domination, loin de les élever réellement, les dégrade nécessairement, en altérant leur principale valeur, pour attendre de la force l'ascendant qui n'est dû qu'à l'amour ».