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exigeant un effort de réflexion. En général les grands principes de l’économie politique les intéressaient plus que les matières d'ordre technique qui sont si
nécessaires à l’accomplissement de leur fonction.
Le système des conférences ‘est resté, dans presque
tous les cas, sans résultat. Le nombre des élèves a diminué au fur et à mesure qu’ils ont compris toute l’étendue des matières qu’il fallait connaître. À la suite de ces critiques le congrès a voté la résolution suivante :
« La Conférence des sectionnaires des syndicats et des membres de Conseils d'entreprise du district de Stuttgart, de la Fédération des ouvriers métallurgiques, adhère aux conclusions de l’orateur et estime que l’organisation systématique de l’éducation des membres des Conseils d'entreprise d’après un principe unitaire est absolument nécessaire si la classe ouvrière veut remplir les fonctions qui lui incomberont etc... »
Pour atteindre ce but, différents projets ont été rédigés. Le résumé en est :
ll faut un programme méthodique des matières à enseigner qui doivent être divisées en matières obligatoires et facultatives.
Dans le choix des cours facultatifs la branche d'industrie dans laquelle l’élève travaille doit être déterminante. Les matières obligatoires compren-
nent d'office :
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10 les principes de l’économie politique ;
20 la législation ouvrière ;
39 la comptabilité ;
40 l’organisation de l’entreprise ;
50 banque et bourse.
Les conférences doivent être remplacées par un enseignement scolaire méthodique avec des interrogations et des résumés écrits de la matière traitée. La durée de l’enseignement est, d’après les projets, de 10 mois (2 fois deux leçons par semaine). Une fois, les deux cours doivent avoir lieu pendant les heures du travail, p. ex., de 16 à 18 heures. Les frais seront supportés par les syndicats; l’école sera divisée en trois classes. Chaque trimestre, les élèves avanceront dans une autre classe après avoir passé un examen.
Cet exemple résume le fonctionnement de ce que l’on pourrait appeler l’école primaire des Conseils d'entreprise. Cette éducation coûte aux syndicats beaucoup d’argent et ne donne pas toujours les résultats voulus.
A côté de ces cours on a institué dans beaucoup de villes universitaires des universités du travail, par ex., à Münster, Cologne, Jena, Dresde, Nuremberg, etc. ; un type unitaire n'existe pas encore, mais l’académie du travail, à Francfort-sur-le-
Mein, est peut-être la plus représentative. Elle a
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