N'ES
PSS
été fondée le 2 mai 1921 à la suite d’un contrat intervenu entre l'Etat prussien d’une part et les Fédérations des syndicats d'autre part. Son but est de rendre des personnes, qui n’ont pas passé par l’enseignement supérieur, susceptibles de remplir
des fonctions directives dans la vie économique.
L'université du travail est un organe autonome. La
durée de l’enseignement est de 9 mois (2 cycles et 1 mois de vacances). L’horaire est fixé par le directeur de l’académie en collaboration avec des experts du ministère de l’Instruction publique, non sans avoir consulté et entendu un Comité d'élèves élus par les auditeurs. Le personnel enseignant est composé de professeurs d'université et de spécialistes. On tient compte dans leur choix de leur conception économique personnelle ; l’université est
accessible à tout salarié sans différence de sexe. La
demande d'admission peut être faite par lui-même
ou par des tiers (organisations ou personnes isolées). Les conditions d'admission sont :
40 L'âge de 24 ans au moins, et de 40 au plus. 20 L'exercice, pendant plusieurs années, de la même profession.
30 Des qualités intellectuelles et morales garantissant le succès des études à faire.
La décision relative à l'admission est prise par la
Commission d'administration. Le nombre d’élèves
LR QE
envoyés par les syndicats libres dans l’année scolaire 1921-1922 a été de 100..La dépense causée aux syndicats, de ce chef, a été de 2 à 3 millions de Mks. Non seulement les élèves, mais aussi leurs familles, sont à la charge des syndicats. Si les moyens pécuniaires le permettent, les syndicats augmenteront le nombre d'élèves envoyés à leurs frais.
Le programme de l’année 1921-22 fut composé principalement de cours d'économie politique et de sociologie. En dehors de ces matières, l’enseignement a compris les grands principes de la philosophie, du droit et de la science politique.
Les résultats sont bons parce que la fatigue physique ne Ccompromet pas l'effort intellectuel des salariés. ;
Des résultats de l'effort fait par les syndicats pour l'éducation économique des salariés dépend certainement l’avenir du contrôle ouvrier en Allemagne. De bons résultats ne seront pas obtenus d’un jourà l’autre. C’est une question de temps, de persévérance et d'argent que de donner les connaissances nécessaires pour une participation efficace à la direction des entreprises, ne serait-ce qu'à une élite de salariés, Les syndicats seront-ils capables d’arriver à ce but, ne se lasseront-ils pas de ce travail ingrat et des échecs qui en sont parfois le couronnement ? L'avenir le démontrera.