‹ Les Conseils d'Usine en AllemagneChapitre 41 sur 44 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

Gelsenkirchen, dont nous avons rapporté plus haut d’autres déclarations :

« On constate ce fait déplorable que les Conseils d'exploitation conçoivent leurs fonctions et cherchent à en user de telle sorte qu’ils se mêlent de la livraison des marchandises et du matériel, pour les diriger de tel ou tel côté sous prétexte qu’ils font défaut iei ou là. La répartition des denrées, alimen -

taires, en particulier, les intéresse vivement. Dans

‘cette opération ils ne se laissent guider que par les avantages personnels qu'ils ont en vue. Pendant que leur seul intérêt particulier les amène à faire de leur place une bonne affaire, ils s’écartent de plus en plus de leur mission véritable. »

Dans le cas de la mine de Gelsenkirchen, il s’agit semble-t-il d’une répartition des produits à l'intérieur de l’exploitation, tandis que, dans l’autre, il s’agit de la livraison à l’extérieur des produits de la mine. Quels mobiles poussent les Conseils dans les deux cas ? Ils semblent se laisser guider par l’intérêt ou le sentiment, sans comprendre que les intérêts particuliers passent après l'intérêt général et sans tenir compte des contrats qui peuvent lier

l'établissement.

Il y a quelques mois Îles usines Borsig avaient vendu à une maison hongroise un four électrique

qu’elles ne pouvaient utiliser faute de courant,

tu

TE

SMBUE

€ Le Conseil d'ouvriers, dit le Conseiller von Borsig

au Berliner Tageblatt, déclara qu’il s’opposerait à ce,

que le four fût livré à la Hongrie. Le four en question aurait été, d’ après lui, employé à fabriquer de l’acier pour du matériel de guerre et les produits auraient été vendus en Pologne, pour être utilisés dans la guerre contre les Russes. Effectivement, le Conseil ordonna aux personnes chargées du transport, ainsi qu'aux ouvriers des grues, de ne pas accomplir leur

travail. Par suite, le four n’a pu encoresêtre livré.

Sans parler des lourds préjudices matériels et des

désagréments que cette rupture de contrat à causés

à la direction de l’ usine, il faut bién noter avant tou-

‘tes choses que le Conseil des ouvriers < ’est arrogé

des droits que la loi ne lui confère pas. La Commission d'arbitrage à jugé à ce moment qu'il avait en effet outrepassé ses droits et elle l’a déclaré dissous.

Mais le personnel l’a réélu aussitôt après. » Il est

encore en.fonctions,en vertu d’une décision du ministère du Travail et il n’est pas étranger à h grève. qui sévit actuellement aux usines Borsig.

On voit que, si les Conseils s’ occupent de la marentraver. Néanmoins ils se donnent parfois l’air de s’y intéresser et cherchent à s ‘attribuer l’honneur de mesures avantageuses pour les usines.

che des exploitations, ce n’est guère que pour l’

« Il semble, écrit la direction d’une mine d’Essen,

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