‹ Les Conseils d'Usine en AllemagneChapitre 42 sur 44 · Re ‘4 “4 L · texte numérisé non relu

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que leurs syndicats les poussent à s’enquérir, sous main et confidentiellement, auprès des fonctionnaires des établissements, des changements et des perfectionnements que la direction a en vue et qui sont nécessaires. Voici, à cet égard, un cas typique qui s’est présenté à un de nos puits de mines : un membre du Conseil d'exploitation essaya de tirer les vers du nez à un de nos surveillants, mais il s’en aperçut et les choses en restèrent là. Sinon, voici très probablement ce qui serait arrivé : Le Conseil d'exploitation, pour se donner de l’importance, nous aurait invités à exécuter des transformations et des perfectionnements que nous avions depuis longtemps projetés. »

Les syndicats les engagent aussi à prendre des renseignements sur la situation financière des établissements. La Fédération des employés a invitéses adhérents à leur fournir toutes les informations que leurs fonctions les mettent à même de recueillir. Sous prétexte de contrôler la production, les syndicats se forgeraient par ce moyen des armes contre les industriels. Les Conseils ne semblent pas mettre beaucoup d’empressement à s'acquitter de cette besogne. Nous n’avons du moins aucun renseigne-

ment sur ce point.

Les Conseils d'employés.

Le Conseil d'exploitation est formé de la réunion

du Conseil des ouvriers et du Conseil des employés, dans les établissements où existent ces deux catégories de travailleurs. La plupart des remarques que

nous venons de faire ne s’appliquent pas aux Con-

seils des employés. Les industriels ont bien soin de

le spécifier dans leurs déclarations. Les employés sont, en général, plus raisonnables que les ouvriers. Ils comprennent mieux les intérêts de l'exploitation. Beaucoup de patrons s'appliquent d’ailleurs à se les concilier en leur offrant des traitements avan-

ne

( Les relations entre les patrons et les Conseils d’ NE écrit un industriel de la région du Rhin inférieur, ont pris ces derniers temps une tournure meilleure que les relations entre patrons et Conseils d'ouvriers. Les industriels ont fait preuve de beaucoup de bonne volonté dans la question des traitements. Les employés se sont calmés. On se rend compte de plus en plus, parmi les employés, que la catastrophe ne pourra être évitée que si la production augmente et revient à meilleur compte. Aussi les Conseils d'employés, dans la plupart des usines, s’efforcent-ils d'entretenir une collaboration con-

fiante avec la direction pour améliorer la situation. de l'établissement. »

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SECTION III. — L'opinion des inspecteurs du travail sur la loi relative aux Conseils d'entreprise.

La critique de la loi par les parties intéressées,

les salariés et les patrons, a peut-être été un peu

dure. L’opinion impartiale des inspecteurs du tra-

vail fournit un document d’autant plus précieux qu’elle reflète l'impression d'hommes qui, par leur fonction, sont placés au-dessus des parties.

L'inspecteur du travail de Munich s'exprime dans son rapport de 1920 de la façon suivante: « Quand les employeurs et les salariés reconnaissent la nécessité d’une collaboration, les relations entre eimployeurs et Conseils d’entreprise sont généralement bonnes. » |

Le Conseil des inspecteurs du travail de Nuremberg-Fürth dit : « La collaboration avec les Conseils a été très efficace. Dans une période plus tranquille, lorsque le Conseil d'entreprise ne s’occupera plus autant qu'aujourd'hui des questions politiques et de parti et n’en dépendra plus, de plus grands espoirs seront permis en ce qui concerne la protection des salariés. Cependant les inspecteurs

constatent souvent un manque de compréhension

.… des dispositions relatives à la protection du travail

et un manque de personnes capables parmi les membres des Conseils d'entreprise, surtout dans les

petites et moyennes exploitations. »

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