‹ Les Conséquences Économiques de l'AbsentéismeChapitre 21 sur 33 · Jourdan. Cowrs analytique d’Ec. pol. chap. XXVIIL · texte numérisé non relu

Jourdan. Cowrs analytique d’Ec. pol. chap. XXVIIL

valeurs épargnées, égale à sa valeur » (1), M. Cauwès et d’autres ont dit depuis « supérieure », et ces mots de J.-B. Say s’expliquent bien dans un pays où la propriété est libre et s’achète et se vend couramment.

Nous croyons cependant pouvoir dire encore qu'il y a une autre relation entre le fond de la théorie de la rente et Pabsentéisme. L'essentiel de la théorie de la rente, considérée de la façon la plus générale et appliquée à tous les ordres de production, c’est que certains individus bénéficient d’un revenu particulier, appelé « rente », et qui n’est pas la conséquence de leur travail, ni même de l’emploi de capitaux dans l’entreprise, mais bien de l'appropriation légale et abusive de circonstances extrinsèques, düûes au sol, au climat, au pays et plus favorables que celles dûes à d’autres sols, climats ou pays.

Or, en Angleterre, le propriétaire absentéiste ne jouit-il pas d’une situation légale vraiment priviléyiée ? Détenant les plus anciennes propriétés, en possédant d'immenses, protégé par une législation particulière qui lui en garantit la conservation, souvent empêché d’empirer sa situation, libre de par ses revenus de se distraire au loin sans craindre qu'il arrive rien de fâcheux dans ses biens, il profite de circonstances exceptionnellement favorables qui entretiennent sa richesse ; il est vraiment légalement renté par elles.

Enfin, l’absentéisme en privant le sol de capitaux, a certainement contribué à faire naître l'idée que les capitaux fixés dans le sol participent à la formation de la rente, toujours considérée comme illégitime. Si cette fixation de capitaux continuait à se faire journellement, si les propriétaires en apportaient largement et actuellement à leurs terres, on n’aurait peut-être pas dans certains pays aussi facilement admis qu’ils se confondaient avec les qualités propres du sol, et qu'il n’y avait pas

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