‹ Les Conséquences Économiques de l'AbsentéismeChapitre 6 sur 33 · Politique. L. I · texte numérisé non relu

Politique. L. I

dre dans le pays ne doivent emporter que de la marchandise et par suite ils doivent dépenser leur numéraire en achats locaux; ceux qui vont vendre au dehors doivent rapporter le plus possible en numéraire.

L'erreur mercantile consistait à croire qu'un fel système pût durer indéfiniment et servir à autre chose qu'à constituer une réserve métallique. Jean Bodin avait déjà remarqué que le commerce extérieur a une raison d’être dans la variété des productions des différents pays. Il s'élève contre l’idée que la prospérité d’une nation ne peut avoir lieu qu’au détriment de celle des autres. Mais il estime (1) qu'il faut seulement autant que possible acheter des matières premières et vendre des produits manufacturés afin de garder les bénéfices des manufactures, les profits, comme diraient les classiques. Le système de la balance du commerce se substitue peu à peu à celui de la balance des contrats; il est défendu par Misselden, la brochure Ernestine, Barthélemy de Lafféma. Pour Monchrétien, l’or est toujours la richesse désirable ; il veut garder les matières premières et vendre les matières manufacturées. Thomas Munk défend la balance du commerce; on doit faire beaucoup d'échanges mais il faut qu'il soient favorables au pays. Il ne donne pas une importance exagérée au stock monétaire. Enfin l’un des derniers mercantilistes, James Stewart, entend surtout développer à l'étranger le goût du luxe, et le restreindre à l’intérieur afin d’éviter de trop dépenser.

Certains mercantilistes ont cru que la prospérité d’une nalion dépendait de la ruine des autres; leur idée était fausse assurément, mais ils avaient vu que l’échange peut être défavorable à un pays; ils faisaient seulement la règle avec l’exception, et encore ils en exayéraient les conséquences. Leur considération excessive pour [a monnaie, quelque explicable

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