‹ Les conservateurs vengés!Chapitre 4 sur 12 · De proportionner la dépense aux recettes · texte numérisé non relu

De proportionner la dépense aux recettes

M. Hall disait encore dans son discours :

" Je ne puis approuver ce classement des dépenses en dépenses ordinaires et en dépenses spéciales. Ces derniëres sont absurdes et dangereuses et quel que soit le classement, le public comprend que nous devons avoir les fonds pour faire face à ce que nous devons ou que nous promettons de payer."

DEPENSES SPECIAEES

Comme question de fait, les ministres ont promis d'administrer honnêtement. Ils ont tenu leur parole. Quant à l'augmentation de la dette, nous verrons ce qui en est.

Nous avons mis fin aux déficits, si l'on tient compte que dans les dépenses ordinaires d'administration nous avons inclus les dépenses spéciales que M. Shehyn plaçait au compte du capital.

Si nous avions mis de côté ces dépenses spéciales, si nous les avions déduites des dépenses ordinaires, pour calculer nos surplus ou nos déficits, nous aurions eu chaque année moins une, des surplus considérables.

En retranchant les dépenses extraordinaires sur travaux publics comme M. Shehyn avait toujours fait, nous trouvions les résultats suivants :

Revenu (Comptes Publics 1893, p. 14) $4,391,770

Dépenses! " " p. 15) 4,190,522

Surplus $ 201,248

Dépenses (Comptes Publics 1894, p. 13) $4,267,946

Revenu ( " " p. 12) 4,2u0,533

Déficit 7,413

Revenu (Comptes Publics 1895, p. 10) $4,322,028

Dépenses ( " " p. 11) 4,195,727

Surplus S 126,301

Revenu (Comptes Publics 1896, p. 12) $4,327,910

Dépenses ( " " p. 13) 4,099,707

Surplus $ 228,204

Récapitulation :

Surplus

Surplus S 555,753

Déficit 1893-94 $ 7,413

Ce qui laisse un surplus de $548,340 pour les quatre ans.

Mais M. Dufly veut faire croire que M. Hall a déclaré pouvoir administrer la chose publique, dans les opérations ordinaires et extraordinaires, avec les revenus tels qu'ils étaient au temps de la chute de M. Mercier.

Rien ne peut l'autoriser à tirer cette conclusion. C'est le contraire que M. Hall n'a cessé de proclamer.

La citation que je donnais de lui, plus haut, le dit assez et le fait pour lui d'avoir déclaré, a son assemblée de l'hôtel Windsor comme à la Chambre qu'il fallait un million de revenus additionnels démontre le parti injuste qu'un ministre de la Couronne entend tirer des paroles d'un homme qui n'est pas ici pour se défendre.

Avo^s-Nous au«me:^te ï.a dette?

" Voyons, dit M. Duify, si la dette publique a été aug- " mentée par les conservateurs, ou si au contraire, comme " l'avait promis M. Hall, les obligations de la province ont " été rencontrés avec les revenus."

M. Hall n'a jamais dit pareille absurdité ; rencontrer les obligations de la province avec les revenus alors que M. Mercier léguait plus de $12,000,000 de dette flottante et un déficit

normal dans les opérations ordinaires de $1,500,000, telle idée n'est jamais entrée dans la tête de M. Hall dont l'éloge est aujourd'hui sur les lèvres de tous ceux qui lui faisaient une lutte acharnée alors qu'il était à la tête du trésor.

M. Hall, comme tous ses collègues, ne voulait pas accroître la somme de nos obligations ; ils ne l'ont pas accrue puisqu'ils l'ont diminuée.*

M. Dufly ne réussira pas à embrouiller une chose claire.

XATCKE 1>E I.A DETTE

La dette publique se décompose en dette consolidée et en dette flottante, due, échue, ou simplement éventuelle.

Prenons l'une après l'autre et comparons les deux régimes, comptes publics en main.

DETTES EVEXTUEEI.es

Les dettes éventuelles sont celles dont le paiement, l'échéance est soumise à l'accomplissement de certaines conditions. Dieu merci, les dettes de cette nature, comme subsides aux chemins de fer, ont été graduellement éliminées de notre échiquier et quand elles seront tout à fait efl'acées, nous nous en réjouirons tous parce que cela nous permettra de connaître au juste l'état de notre actif et de notre passif.

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