‹ Les consommations de ParisChapitre 14 sur 163 · Garnison · texte numérisé non relu

Garnison

— 1346. - Population fixe 963,642 \

^ coltoctive 60,940

Garnison 24,31^^

-^ 1851. —Popal. normale ou municipale.. 996,067 \

— collective 25,463/

1,021,530 Garnison ', 3f,7S2l

De 1 81 7 à 1 83 1 , il y a un accroissement total de population de 71,869 individus, savoir: 44,659 par Texcédant des naissances sur les décès, et 27,213 par d'autres causes.

De 1831 à 1836, sous l'influence de répidémie cholérique, les décès l'emportent sur les naissances, et les surpassent de 966. U y a cependant un accroissement de population de 81,101.

De 1836 à 1841,,rexcédant des naissances est de 16,369, i^ecroissement par les immigrations de 44,277, ce qui forme un accroissement total de 60^646.

De 1841 à 1846, le mouvement s'accélère encore : l'augmentation totale atteint le chiffre de 117,549 ; les naissances y concourent pour 20,965, le surplus de l'accroissement (96,584) est dû aux autres causes.

Mais de 1846 à 1851, le mouvement éprouve doublement un tewps d'arrêt par l'effet du choléra et des circonstances politiques. Pour la première fois depuis 1817, on remarque une diminution générale de la population ; elle est peu considérable il est vrai : de 8,052 seulement, elle est due pour 2,724 à l'excédant des déoès sur les naissances^ et pour 5,328 aux émigrations.

ju PoraiATK»!. 23

En résumé y de 1817 à 1851, c'est-à-dire dans une périodje de 35 années, la population de Paris s'est accrue de 323 , 1 1 3 h. ou de 46,26 p. 0/0. Dans ce résultat, Fexcédant des naissances sur les décès figure pour 78,300 ou 1 1 ,2i^ p, O/Q; l'auginen^ talion due aux autres causes est de 244,813 p,u 35,05 p. 0/0. On Toit que, si raccroissement se continuait daujs les mèmas proportions, il suffirait de 76 ans, pour Toir doubler la po[mlation de Paris.

Il a^est pas probabk que le dénombrement qui doiï être opéré en 1 856, constate une nouTelle augmentation ; les démolitions nombreuses opérées \ers le centre de la \ille ont rejeté, soit dans les quartiers excentriques, soit dans les communes de la banlieue, que certaine partie de la pppulation accumulée dans les maisons du vieux Paris , dont les emplacements sont occupés aujourd'hui, ou Tont être occupés par de larges voies publiques et des constructions de luxe. Mais la convei^ gence des grandes lignes de chemins de fer qui s'achèvent], l'attraction puissante que notre capitale exerce sur les provinces et même sur l'étranger, doivent contribuer, daijis \m prochain avenir, à de nouveaux et rapides accroissements. Le territoire intérieur de Paris présente encore de nombreux vides, où des habitations plus modestes pourraient être éle* vées avec avantage. Il est à désirer que la population des petits industriels et des ouvriers, repoussée du centre par les améliorations qui s'y réalisent, puisse trouver, dans les quartiers les moins habités, des logements salubres et économiques. Si, comme on parait en avoir le projet, des percenients en diagonale sont exécutés vers les gares des chemins de fer, ils permettront de réaliser une amélioration qu'appellent de tous leurs vœux les administrateurs prévoyants et les amis de l'humanité.

|24 LES.GONSOmiAltOM Ùt PARIS.

fis*— 'Po|»alatloii éimmmée par étal et vil) par âge^ par Mitéfarlaa de prafMialoa») yar< «rlglae •• par calle.

' ' Lorsqu'il îg'ôgît de demander aux dénoiribrertiénts de la population, d'autres indicationi! que celles provenant de renseignements âtimértques recueillis d^une manière générale, il est peut-être difficile d'obtenir dies résultats^ qui aient un degré miffibant dé certitude. Chacun trouve tout simple que Tadministration s'enquière, à des époques périodiques, du nondbre >d^habitaiÂs que renferme ui^e ville ; mais s'il est ifatei^rôgé sur son âge, sa profesdon ou son cnMe,' il est tenté de feé dérober ;à une investigation à ses yeux: indiscrète, par une déclamation -'inexacte ou par un silence systématique. C'ert pdûr cela que la Statistique de la Setnë's^éèl nhoritrée f^eu èmpiî'esséè de publier quelques données^ de cette espèce, obtenues peiidsint le cours dés'dénomb^einenis, et qu'elle a |>réîéré eriipruhter à des calculs basés sur un relevé des actes dé décès, les inductions que Ton trouve dans plusietirs de ses volumes.

Le lecteur étant ainsi averti, nous allons développer les reti- ■seiguements que l'on possède sur ce sujet. . .

A différentes époques; l'administration a cherché à se rendre compte de la composition de la population de Paris, iquant à l'état civil. Les dénombrements de 1817, 1836 et i é5 1 ont été notamment Fbccàsioîi de cette êtnâe :

18«. 1836.' ÎÔ«1-

1 Mariés. .é.,, !«8,5S9 1 ^ 1.74,080) ; : r tt5;î4« i : :

Sdo iliàriél. 16t,848 VSdS.lir f 5M6i} ««Si'dS^ S98.703 } 59t,S15' Yeufi....^,.. 15,8l5j j 16,513) Î0,364 ) :

(MVriée»./... .129,^96 1 i7î,8»5 1 ' . tt5.8*5 \ ..

[NoBMtriéM. m.fialsM^iB ÎI^«8H «57,107 144 ;8î8t »5«M*«' ' IVeuvet 47,ll«) SS.dS^J 00,281)

TOTAUS...... «57,l7t . . ,882,282 i,05!l,2eî ,

Malgré la diversité dés bases adoptées, cette tripl|S çonst^y

tation peut inspirer quelque confiance.

. • > LA. 'TOraLAmm; ' 2S

î On v^àutvqpèn bans doute <îm> )e< nombre des^ hdmmotf indîgiies àomnié nkaiiés, * n'eki .pas: égal à cefaii des femmes' mariéesy tandis qu'il en devrait être autrement ;- mais )a différence des deux d^ijSres est si minime, eu égard à un tel^en^mble, qu'eOe affecte à peine.rexaclitude absolue de Fopération.

On peujtremarquer encore que, dans les deux dernières périodes , uh cbangement trës^notable s'opère dans la composition de la poipùlàtion : le nombre des hommes non mariés qui, en 1817, était sensiblement inférieur à celui dles fehimes mariées; le siirpaàsè de beâucoiip en 1836 et 1851 . Ce résultat a pindbablémeiiit poû)r cànie reis^oi^imprirné vers 1 825, et après 1830 et 1848, aux travaux publics et particuliers, ainsi que les déyeloppements qu'a pris l'industrie parisienne; double circonstance qui a appelé dans la capitale un plus grand nombre d'ouvriers.

Quant au rapport du nombre des homimes veufs à celui des veuves, il reste constamment à peu près de 1 à 3.

Si l'on applique la même méthode à la classification des individus piar rapport à la profession, on reconnaît que la population de Paris, constatée par le recensement de 1831, pouvait être répartie comme ci-après, sans distinction d'âge et de sexe, dans lés diverses catégories de professions :

Professions libër^^les m«738 ind. ou sur 100 iS

— cof)ann^çviies«... 70,127 » — 9

— mécaniques, à »•• 337^21 — 43

— salariées i7M90 — 22

— miUtaires 78,986 — 10

Total. ..•• 785,862 'ou 100

Dans plusieurs dénombremenis; l'attention s'est portée particulièrement sur les domestiques, et Toii à relevé avec soin, d'après les listes nominatives des personnes recensées, le nombre d^^ftidiViâliS'iiti éxènjéiit'céitè'lfyrofession.

M LES GONSOMUATIOm PB PARIS.

Ces releyés établissent que le nombre des domesAiqfaeSy qui était, en i 758, d'après Me^ance, de 37 à 38^000, ipoitiébommeS| mpitié femmes, était :

En 1831, — — hommes 13.9t9| ka 177

femmes 3MSS). "'*^^

En 1846, — — hommes t^«'?*20) ^- ^„,

femmps... 47,8314) ^^'^^*

En 1851, hommes et femmes réunis 137,186

A l'égard de Forigine des individus qui composent la population totale, on a calculé, d'après les décès observés dans ujoe année ordinaire, que sur 100 habitants de Paris, il y a communément :

50 Parisiens,

2 Français Dés dans le département de la Seine. 41 Français nés dans les autres départements.

4 étrangers.

3 personnes dont Torigine est inconnue.

La classification par nationalité des personnes recensées en 1851, confirme à peu près ces calculs, en ce qui touche les étrangers. Le dernier dénombrement a établi que, sur les 1,053,262 individus appartenant alors à la population de Paris, il y avait :

999,062 Français d'origine.

1,184 naturalisés Français.

12,245 Allemands.

9,7il Belges.

8,512 Italiens.

5,144 Suisses.

5,055 Anglais.

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