Falonaili
1,178 Espagnols.
9,147 autres étrangers.
Lors du dénpRibr)3nA^t4e l^^ji^lea ^^k^P^o;^ oat jpvpsr
crit de s'enquérir de Page des recensés, et des releyés ont été faits en conséquence. Mais, comme ils ont été rédigés sur des déclarations dont Texaclitude peut, à coup sûr, être mise en doute, nous nous abstiendrons de les reproduire.
Nous citerons, comme plus dignes de foi, les calculs résiH mes dans le cinquième volume de la Statisti^ de la Seine , et qui, ramenant an nombre de 10,000 habitants la population de Paris, observée à deux époques, détermine, comme il suit, la classification des individus par âge :
En i8i7. De i820 à 1829.
(TaM« rectifiée (Becensemenl, tableau n. 8 d*aprèile» rappoi ts du ubieaa n. 5S . dii.Keeueil de I S2l.) du Recueil de I8i».)
De 0 à 5 ans ,683 674
15 à ÎO 1,029 1,005
30 à 60 Z^en 3,864
De 90 ans et au dessus 2 4
Paris ayant aujourd'hui un million d^habitants environ, sans y comprendre la troupe, on peut aisément, au moyen des chiffres de la seconde colonne, multipliés par 100, recomposer Fensemble de la population, telle que Ta donnée le dernier dénombrement.
Ces chiffres, si on les compare à ceux dé la table dressée par VAnniiaire du bureau des /on^ût^IeSyÇn différent sur plusieurs points, ainsi qu^on va le voir.
POPULATION DE CHAQUE AGE EN FRANCE POUR UN MUXION D'SABtTA»TS. (Table réduite à 10,000 hab. pour la eomparaiaoa.)
De 0 k 5 ans 1,099
5 k 15 ans 1,917
tô à 20 ans 90% '
20 à 30 at^s 1,641
"3^ LES GOIfflQHIfifrrOKS M PARIS.
\,,6Q à'80 ans... *... , 932^. . , ,, , ;;
30 à 90 and...*..'......'.'. ' 88
' 90;'«Qa'et>au-fle88U8;'.«\'./î ' i' " " ^ ' •''
Les difféitenôe^^i.resdorleBt^'ponr PdrUy de la <coni|iârà- .3Pây a'expUquetit^ peut* les deiltx première termes^ par ^absence id^s ilouveaiixHEiés «nvof es en nourrice bore '4e la 'YSHe, ou dés (esifants tnouvéfii que radministration hospitalière place à' la ,aiunp$giia ; on ^remarque^ en effet dans la taUe dé Paris, Vîàtfériorité du nombre des enfants dei 15 ans et au^lessbus. Mais au cont;*aire, Ijes nombres qui suivent attestent, pour les âges correspondant à la dernière enfance et à la maturité une pro» portion plus forte. C'est l'effet des immigrations qu'on peut attribuer aux nombreux moyens d'instruction qui attirent la jeunesse dans.lacapitale, ainsi qu'eaux avantages qjue le^ provinciaux et les étrangers espèrent y trouver dans l'exerDicedes diverses professions. A l'âge de 60 ans, l'équilibre se i^tablit et ce terme, en effet, marque le bornent de la vie oi^ rb9inme ne se déplace plus. Si les vieux soldats que l'hospitalité del'État appelle aux Invalides, tendent à augmenter \e nombre .des liabitants des derniers âges, ce mouvement se compense par l'émigratiopa des Parisiens qui trouvent un asile à Bicétre, ou de' ceux qui, après une carrière poursuivie jusqu'à la vieillesse , vont finir leur existence au pays natal ou dans une campagne de leur choix. ...
fenfin, d'après un relevé fait en 1831 , sur les états de pppUf lation, lès habitants àe Pâris^ considérés au jp|oint devuede la profession religieuse, se répartiraient comme il suit, dans les diverses communions': ' ..,..'. ^
Catholiques romains i ,02S, î 619
Câlvitilstes..... ...... . 6,3701 . ^^
Lrtlhérieiis. ..-^ ...... 6,99df ' '
Isi>âëlites^..v*..'.*.-.v..i^.../*. ' *ito,7i9
J)fai&IaTediiei^e<piis'afpp^qu6;à te.rd chaque habitant, touche à cei qu'U f a 4e (f\m délioat dans les inyestigatiotiftde l^adtçrité, dt soiilèm natareUemènt de nofnbreuses n^éfiapç^. Il est donc probable que les chiffres cidessus manquent. d!exaclilude; nous, ne les ayons cités, que parce qu'ijs ont eil Thonneur d*ude publicité officieuse^ et qu^il nous a paru utile^de prémunir les hommes d'étude contre les résultats' quHs accusent;
§ 4. — Po|ial«tl«B iBdmirielle.
Ayant Ifonquête opérée en 1847 par les soins de la Chambre de commerce de Paris, on ne possédait aucun document complet sur l'état de r industrie' parisienne. En publiant sa statistique, dont lés éléments ont été recueillis ayec attention et coordonnés avec intelligence , la Chambre de commerce aura rendu à la science et à Tàdministration un véritable service.
Nous renvoyons à la publication de la Chambre de commerce pour les détails, aussi Intéressants que' nombreux, que ce grand travail offre aux méditations, de^éconooiiates. Nous nous contenterons de reproduire ici quelques indications numériques propres à faire ressortir Fimportaince de la population industrielle dé Paris.
Uenquête de 1847 mentionne Texistence de 64,816 fabricants, savoir :
7,117 occupant plus dé 1 0 ouvriers ;
25,116 m occupant.de 2 à jiQ ;
32,583 occupant un seul ouvrier ou travaiUant seuls.
I4 inaportançe 4c leurs affaires^ appréciées en argent, ne s^élèiyfl,p^ ft, W^? ^ i,4tj?j6^8,3|50 fir- par wwée, d'après les défrt^^ioRs^i^esiv • ;.. •
l^fli^yr^rs eifffi^py^.sa jdivî^^^.ea on^vrievf siMaptaices,
36 LES GONSOBfMATtÔlfS Dfi PABIS.
travaillant constamment à Paris^, et en ouvrieirs mdbiles, qui
n'y résident que momentanénïent.
Les premiers sont au nombre de 334,389^ savoir :
Hommes.... 1«7,8I4
Femmes I12,8«4
Enfants et jenncs gensjl^*""; '^'j^Jj 24,321
Les autres étaient peu nombreux à cette époque ; ils composaient un chiffre de 8,141, savoir :
Hommes 7,741
Femmes.; 7
Enfants et jeunes gens j ^^l^^""' ^^J] 393
Les deux catégories réunies présentent un ensemble de 342,530 individus.
Le nombre total des ouvriers des deux sexes et de tout âge se répartit comme il suit, entre les divers groupes d'industries :
Alimentation 40^428 ouvriers.
Bâtiment 41,603
Ameublement , 36,184
Vêtement 90,064
Fils et tissus 3B,685
Peaux et cuirs 4>o73
Carrosserie, sellerie, équipement militaire 13,754
Industries chimiques et céramiques 9,737
Travail des métaux, m^^caniqûe, quincaillerie.... 24,8^4 Travail des métaux précieux, orfèvrerie, bijouterie,
joaillerie..^ 16,819
Boissellerie, vannerie 5,405
Articles de Paris 35,679
Imprimerie, gravure, papeterie 1 6,705
Total égal ....... 342,580 outriers .
 Fexception des indastries qui touchent à l'alimentation
et qui se répartissent dans les différents quartiers de la vîHe^
proporlionnetlement au nombre et à la richesse des consom-
mateurs, on remarque que certaines branches du travail industriel se sont établies et restent sur certains points, où des intérêts anciens et diyers les retiennent.
L'industrie des meubles et des papiers peints est presque entièrement concentrée dans le 8^* arrondissement.
Le 2* arrondissement est le siège principal de Tindustrie du vêtement.
Les tailleurs et les cordonniers sont surtout nombreux dans cet arrondissement et dans le 3\ II se fait cependant, pour ces deux articles, des affaires importantes en confection dans le 4* arrondissement.
Les fils et tissus ont leur centre de fabrication dans les 5% 6« et 3' arrondissements. C'est principalement dans ce dernier que se fabriquent les châles.
L'industrie de la chapellerie et de la peluche de soie se trouve dans le 7* arrondissement.
La passementerie se confectionne dans les 6^ et 5* arrondissements.
La fabrique des couvertures en laine et xoton est étaUie dans le 12' arrondissement.
il en est de même de la tannerie. Cependant on remarque dans les 5« et 6« arrondissements, des corroyeurs et apprêteurs de peaux, qui se sont rapprochés de la halle aux cuirs*
La carrosserie a ses ateliers dans les 1^, 2*" et 10* arrondissements. La sellerie s'y fabrique également ; mais le S"* arrondissement fait aussi des affaires importantes dans cette branche d'industrie.
Les produits chimiques, qui peuvent encore se fabriquer à Paris, sont confectiqnnés dans quatre arrondissements : l'amidon et la fécule, les bougies et chandelles, la poterie, sont travaillés dans les 8' et 12* arrondissements, le ô'^ arrondis-
seraeitt donne les produits pharmaœQtiqiies, et Pépuration de Thuile se fait dans ïe 7* arrondissement.
Le travail des métaux, la construction desmachinessonteû grande partie concentrés dans trœs cûrconsc^ptionsy les 8% 6' et 5' arrondissements.
La fabrication des articles de Paru s^étend sur la me drcate de la Seine, dans une partie importante de la Tille, au nord deS:rues des Francs-Boui{[eois et Saint-Merry, dans la zone comprise entre les rues Montorgueilet Poissonnière, a Fouest; la place des Vosges et la me de la Roquette, vers Test. C'est le siège de la petite fabrique ; c'est là que se font l'orfèvrerie, la bijouterie fine ou fausse, les nécessaires, la brosserie fine, la bimbeloterie, les fleurs artificielles, les parapluies, leséyen* tails, la tabtetterie, les peignes, les portefeuilles et mille autres articles qu'il serait trop long d'ènumérer .
Enfin, le commerce de la librairie et les industries qui s'y rattachent,. sont groupés dans les 10" et H* arrondissements.
11 est intéressant de constater quel a été, aux diverses époques, le nombre des indigents dans la ville de Paris, et, aftmne lès données que Ton peut obtenir à ce sujet, reposent sur des bases positives, on y trouve le signeà peu près certain de l'état de bien-être ou de gène de la* population.
Les documents officiels renferment les chiffres ci-après, pour plusieurs périodes, à partir de la fin du siècle dernier.
Nombre d'indigents secourus.
An X (1802) 111,626
An XII (1804).. - 86,936
Nombr« d'indigniife ucourut.
Nous ne saTons quelles étaient aux anciennes époques les ih^\es d'admission aux secours ; elles devaient certainement être peu différentes de celles qui sont prescrites aujourd'hui.
Quoi quMl eu soit, il est positif qu'en même temps que la population s'accroissait, le chiffre des indigents, loin de suivre la progression, allait, au contraire, en diminuant.
Ainsi, en 1791, il y avait à Paris 1 indigent sur 5,05 hab.
eu 180a — — — 5,99
en 1804 — — — 7,56
en 1813 — — — 5,69
en f8l8 — — — 8,08
en 1832 — — — 11,17
en 1835 — — — 12,30
en 1838 ^ — — — 14,55
en 1641 ' — — — 13,71
en 1844 — — — 13,78
eu 1817 — — — 13 93
en 1830 — — — 16,30
en 1833 — — — 15,05
On voit que la condition^ de la classe pauvre à Paris s'est améliorée successivement, cl d'une manière à peu près constante, et que, proportionnellement à la population, il y a aujourd'hui deux fois moins d'indigents dans la capitale, qu'il n'yen avait en 1791 •
Le chiffre de 65,264, qui détermine le dernier état de la classe indigente, se compose des éléments ci-après, qu'on lira avec intérêt :
Hommes i 4,509
Femmes 25,483
Bnfauts.^^g .^ .^^^ 13,062..
D se subdivUe de la manière suiyante, quant à la natnre du
secours accordé ;.
Indigents admis aux secours temporaires. i0,2i7
— aux secours annuels..'. ,. i 8,072
''• ^ ' — aux secours ^'hospice... 853
' Les*ménages secourus sont au nombre de 29>142 ; c^e^t un
pqii ipius de 2 indlviduâ (2,24) par ménage. .
On'comptê: ' . . ,
20,549 ménages sans enfaniç au-deasau» de. 14 ans.
845 — chargés de 1 enfant.
1,967 ^ ' >- . 2 enfants.
Sur les. chefs de ménage on eji compte.:
Mariés 10,850
Veufs 10,577*
Célibalairesl^^""?-^ ^'^^^ ( orphelms . • 700
Femmes abandonnées.. . 1^134
Filles-mères ,.. 343
: Les mêmes chefs de ménage sqnt classés^ selon leur origine^ comme ci-après :
r Nés à Paris 7,937
^ Nés hors Paris (dans le département de là Seinej. 1,368
Nés hors Paris (dans les autres départements).. . . 18,405
Nés en pays étranger 1,432
Là POPULATION.
Considérés sons le rapport de l'âge, les cbefs de ména^ sent:. ■ •' • •
* An-desscNisde eO'ans, au nombre de 43,870
, hr-< de «0 à 64 t- ) a,119
-T de 65 à 70 , — 5.294
• ' — ' ie 7! 'à 74 ' — 3,068
— de 75 à 79 —. M41
-^ • de 80 è 89 — 1,278
de 90 à 99 -^ 7i
— (ie iOO ans et au-dessus.
Enjoii^j^ si r.on d^sse les iiiénages indigi^ts selon les proie»* sions, Qja.objdf;pt,le$ nombrcis suiTants : ,
Hommes.
Femmes. <
ChiffoDoiera ^ 428
Ck)chers J i65
Commissionnaires^ hommes de peine.. . i ,578
Cordonniers 861
Doraestiqnes.. i 4 . . : . . * 135
Employés (anciens) et écrivains « 150
Marchands revendeurs 741
Ouvriers en bâtiments 1,875
Ouvriers et journaliers de divers états. 4^874
Porteurs d'eau >. . 112
Portiers. i ,283
Savetiers 118
Tailleurs w 537
S^s pi'ofessIoD..... » 1,692
Blanchisseuses . . . . , , 675
ChilTonnières 348
Domestiques (anciennes) 313
Femmes de ménagé I,f40
Gardes d'enfan ts 224
Gardes-maiades 217
Marchandes revendeuses 811
Ouvrières à Taiguille 2,574
Ouvrières et journalières de divers états • 4^379
Porteuses d*eau 30
Portières 754
Sans profession 3, 168
Total 29,142
Sans doute, les états officiels ne comprennent pas tous les individus, sans aucune exception, qui doivent à la charité, tout ou partie de leurs moyens d'existence. Les œuvres ou associations de bienfaisance privée, soulagent un grand nombre de pauvres; celles qui reçoivent des subventions de l'État, de la irille ou du département de la Seine, dépensent des sommes importantes- qui s^appliquent à environ 33,000 adultes ou enfants, dont la plupart appartiennent probablement à la yille de Paris. Mais, en dehors des individus complètement entretenus dans les établissements privés, il est rare que les indigents, secourus par les œuvres particulières ou des paroisses, ne viennent pas en même temps, prendre leur petite part dans le budget de la bienfaisance officielle (1). Cest ce qui nous donne lieu de penser que, nonobstant cçtte action de la charité privée, le nombre des indigents secourus de toute manière à Paris, ne peut excéder de beaucoup celui que nous avons fait connaître plus haut.
Mais si la population pauvre est relativement peu nombreuse dans la capitale, en temps ordinaire, il n'en est pas de même de la population qui vit au jour le jour, et que le chômage ou la cherté des subsistances peut mettre dans ime position malaisée. La crise industrielle et alimentaire qui a sévi en 1846 et 1847, a fourni à cet égard des enseignements précieux qui ne doivent pas être perdus de vue.
N>us voyons d'abord que, sous Tinfluence des circonstances du moment, le nombre des individus inscrits aux contrôles
(1) Le secours annuel accordé à chaque indigent sous diverses formes, varie de 25 fr. Si c. à 4t fr. 10 c, selon les arrondissements. Ces difTérences proviennent de l'inégalité des ressources propres à chaque bureau de bienfaisance. D'après un calcul fait sur trois années (1831 à 1853), la moyenne générale du secours individuel est de 29 fr. 40 c. Mais il ne faut pas perdre de vue que les indigents de Paris reçoivent 4a diverses sources des secours plus importants.
des indigents, s^élëve rapidement à 95,177. D'un autre côté, le nombre moyen des individus admis à participer au bénéfice des bons de pain, distribués par les soins de l'administration municipale, atteint le chiffre de 299,387, ce qui| compose une population temporairement nécessiteuse de 394,564 individus. On est donc fondé à conclure de: ces faits que, dans les temps difficiles, les deux cinquièmes environ de la population parisienne, peuvent, à raison de leur situation malaisée, être dans le cas de réclamer une aide moptientanée. Cependant, on est heureux de constater que, même aux époques calamiteuses, comme celle de 1 846-1 847j près des deux tiers des individus composant la classe ouvrière adonnée aux travaux de Tindustrie parisienne, peuvent se 'passer de l'avantage d'une réduction dans le prix du pain.
Ce résultat nous semble ressortir des états de distribution des bons de pain, dressés avec distinction des professions des parties prenantes.
En effet, le nombre des participants, pour les catégories qui se rattachent aux industries de Paris, n'a été que de 123,973, savoir :
BoUiers 12»301
Charpentiers 4, 1 35
Ebénistes iS.8i7
Forgeraiis 5«0M
Imprimeurs 1 2,295
Maçons 16,840
Peintres 7,376
Selliers .* 2,2C5
Serruriers ^ ;. . 10,490
Tailleurs 13,498
Tapissiei^s 3.479
Ouvrières ; 17,346 /
Les autres professions ou celles non déterminées, ont fourni un plus fort contingent, comme on va le voir :
Cbarbonnieis. ........ 2,510, V
Cochers 4,228
Commissionnaires..... 8,480
Portiers.. «> .......,...' 21,092
; Dom^Uq^ea^.,.. ,,...,.,. 5.3f 9,
Employe's...'...^ " 3,2,16 \
Féittm^s dé ménage...*. ■"'*'âf,â4^'7 '^^^'^[^
Journaliers^ 46;e76 -
Chiffonmer?. .....;.. ^^218^
Marchands à ]a Halle. . . . 6,Q^K.
' Professions diverses et
: sans profession...... 12,282 7 ' '' ' - 'r
. Nombre nioyen d.es.indlYidiiis non indigents ! i: I j
qui ont participé a la distribution des bons de • ;
èain : . 299^87,
'. €!es chiffres n'auront rien de ^nrprenîant pour quiconque étudiera avec soin , ce qui se rattache à la valeur locatîie de^ Jogementard'habitalionàParis. .. ' .
Le nombre de ces logements, dont le loyer est inférieui; h 250 fç.» ,et
supérieur à 150 fr., est de .^. 57,13^1/ '
^ ; Celui dés Wgetûentsi de... "250. à 400 fr.'&e... ^ 57,61*?^'
— : de... 40J à- 50Û' de... 12,24© . •
— de... 501 à 600 de.,,, 6^810 v-'
— de... 601 à 700 de...' 4,127'"
— de.... 701 à 800 .. de... h 4,996
— de... 801 à 1,000 de... 5,033
— de... 1,001 à 1,200 de... . 3,167
— de,.. 1,201 à. 1,600. de... 5,402.
— dei.. 1,601 à. 2,400 de... 4,481 . — fe, .. 2,400. fr- et au-dessus.. . 5,302
Total 1*66,304
Le nombre total des ménages parisiens étant de 385,242, on doit en conclure que 218,938 d'entre eux habitent des logements dont le loyer n'est pas supérieur à* 150 fr. On voit combien les petites existences sont nomjjreuses ^aits la capitale. Pour alléger, en faveur des fa^pilles peu^ aj^es, le^
IX vowuanm. 39
{HMds des charges publiques, radmiriistration mumcipale rachète, sur les produits de aoB octroi, les 1S7,130 taxes afiéjrentesaux loyers inférieurs à âSOIri et supérieius a 150 fr. Oeux amniessoiis de ce^deniier taux se irouiraat affiranckisyil en résulte que 276^077 néiiagts ou» plus des deux tiers, sont regardés coiftme oe pouvant acquitter aucune. taxe^.>a raisos de leurs logements d'babitationw. • .
Il est encore d'autres indices de la situation des classes lasborîeuses à Paris ; nous les* trouvons dans les secours que la Tille de Paris et l'iE^dininistr^tion charitable accordent aôx faijd^les malaisées par l'intermédiaire de la dinectà^n des nourrices et de la filature des indigents, dans les opérations du Mont-de-Piété et dans celles de la Caisse d'épargne.
Sur les 15,000 enfants qui sont envoyés annuellement en nourrice à la cainpagne, 4,000 environ sont placés par la direction des nourrices, et plus de la moitié de ce nombre jouît de la gratuité (i).
D'un autre côté, la filature des indigents donne de l'ouvrage à 2,500 femmes, pour la plupart mères de famille* Ces femmes gagnent ainsi dans un travail facile un salaire bien modique, sans doute, puisqu'il n'est guère supérieur en moyenne à 30 centimes par jour, mais qui constitue pour elles une ressource d'autant plus précieuse, qu'elles peuvent l'acquérir, sanç négliger ,aucuù des devoirs du ménage. .. Dap^ une populatioa telle que celle de Paris, les opéra^ tions du Mont-de-Piété ne peuvent cesser d'avenir une grande
* (I) Malgi'é les abus de tontes sortes qu'on rencontre dans les opérations 4es bureaux de phcettient, ces agences proctiPînt encore le placement de 9,000 nourrissons. Gela tient sans doute à l'ignorance où est le pu)>Iic dés garanties que l'établissement municipal lui offre, pour le choix des nourrices et la surveillance des curants. On ne peut guère éyalucr qu*à 2,000, le nombre des placement:* directs faits par les familles.
importdnce; elles ne s^élèTent guère annuellement à moins de 20,000,000 fr. pour les engagements en temps ordinaire. Aux époques de crise et de troubles politiques, on Toit les renouyellements et les Tentes s'accroître sensiblement, tandis que les dégagements diminuent. Cest par ces côtés seulement, que Ton peut considérer les comptes du IMont-de-Piété comme le thermomètre de la prospéritié ou de la ^éne publique.
Si nous recherchons quelles peuvent être, dans le cours d'une année^ les diverses classes d'individus qui recourent habituellement à l'assistance du Mpnt-de-Piété, nous trouvons les résultats ci-après :
PROFESSION DBS EMPRUNTEUR
NOMBRE
des pr«lA efft;ctués
dans le cours
Commerçants et fabricants.
Rentiers et propriétaires. . !
Professions libérales
Employés
Militaires
Ouvriers et journaliers. . . .